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        Le poème est l'amour réalisé du désir demeuré désir (René Char)

     

     

    Interlude

                                                                                               © L'oeil du Krop

     

      Ce flou si doux, celui de la certitude présente de l'autre, de l'importance de son existence, même absent. Le flou des mouvements, lenteur, des regards, des sourires partagés, pour les faire durer. Le flou des nuits reposantes, où l'on existe ailleurs, où absent à soi-même, on vit tant de choses, pourtant.
      Et le flou du ciel ! Celui des nuages, des camaïeux de bleus, de gris, de blancs qu'on suit d'un œil fasciné, happé par une beauté, une profondeur qui nous échappent.
      Le flou le plus intense enfin, celui de l'océan, jamais le même, indompté, indomptable et sauvage comme le désir tranquille, éternel, infini, à l'horizon de soi.

     

     


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