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    La nature des songes

     

     

    Sans même y réfléchir, je fermais les yeux ..... et je pris en corolle dans mes mains immobiles mon rêve éveillé, comme un vin de vigueur ... Les flots roulaient continûment ... des vents légers de brise ourlaient mes oreilles ... déferlait sur mon front un chuintement continu ... mer grosse par instants ... Des chaleurs alternatives ... en quinconce ... soleil nuage soleil nuage  ... piquetaient en traits bruts doux bruts doux sur mes paupières des pointillés lumineux et sombres ...

     

    Je croyais à tous les enchantements ... Je notais l'inexprimable. Je fixais des vertiges.

     

    Je ré-ouvrais les yeux ... des flots de voitures déroulaient en contrebas leurs vagues d'asphalte ... dans le ciel le jaune et le gris alternaient en taches tombantes ... Statue de sel, j'avais été pétrifiée à la frange de l'aube.

     

    Au réveil, il était midi.

     

    La nature des songes

                                                                                                  

                                                                                                                 les ©himères du Krop

     


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