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       C'est le mot qui me vient pour la période qui relie, sans l'attacher, le jour d'après Noël à celui qui précède la nouvelle année. Recroquevillée sur elle-même, courte, hachée, ou distendue, selon qu'on travaille ou non, qu'on se laisse aller ou non, vacance, à une élongation des heures, un relâchement ; un entre-deux libre d'ennui ou de repos.

     

    L'élastique

     


      Quelques jours pendant lesquels les sorties seront par l'écran vers d'autres horizons ; dans les rues du quartier pour le pain et quelque course alentour. J'arpenterai comme souvent la rue semi-piétonne, dénomination ridicule, restée pavée pour ressembler à jadis. Je regarderai avec un oeil maintenant toujours particulier les immeubles de la place proche, ayant appris qu'ils ont remplacé un ancien hôtel particulier où une femme dont j'ai oublié le pédigree faisait salon littéraire ... La Fontaine, sans doute, serait passé par là ... Je me prends souvent à sourire en n'imaginant pas l'atmosphère qui alors régnait derrière ces murs, mais j'y sens le poids léger des fantômes, et celui des mots perdus qui s'envolent vers la Marne proche ...

     

    C'était alors, un autre monde ...

     
    (sinon, ICI)

     


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