• Après l'heure

     

    Pour connaître l'heure, il faut cliquer sur les aiguilles ...

    Après l'heure

     (Tour de l'Horloge, gare de Lyon, un jour)

     

     

       ... qu'elles avancent ou reculent, les heures, cela change-t-il quelque chose à l'heur des choses ? Probablement pas. Le temps est de toute façon devenu élastique, imprécis, précis, serré, dilué, enfermé, allongé, en fonction des gens, des actions et des situations. Ça se bouscule dans les bouchons, entonnoirs engorgés aux bretelles des routes. Chemins au goutte-à-goutte. Troupeaux, probablement, dans le métro des heures qui travaillent, regards pensifs et las, paroles absentes. Attentes sans horizon visible. Le temps, aujourd'hui.

     

    Après l'heure

       
        J'ai sorti des photos de mes tiroirs transis. Horloges. Aiguilles aimantées vers des points cardinaux invisibles. Valse d'aiguilles affolées jusqu'à perdre le pas de leur danse. Et s'arrêter. Ou tomber. Dans une autre dimension.

     

     

    Musique : Time, David Bowie, ICI

     

     

     Après l'heure


    ma mesure ...

     

        Il y a bien longtemps que j'ai tué le temps. Jeté les traces du poids d'heures trop lourdes. Que mes montres sont vides. Que le temps n'effleure plus les murs que par mes souvenirs. Et que mes pieds freinent, freinent, doucement, l'avenir.

     

     

    Après l'heure

    Le monde ainsi, parfois.
     

     

    Musique : Out of time, Mano negra, ICI

     

    « Hauteurs abyssalesInterlude »

  • Commentaires

    1
    patrick
    Dimanche 28 Mars à 08:25

    Depuis l'avènement du portable , je n'ai plus jamais porté de montre. je trouvais deja ça lourd, pas toujours beau, et comme le portable remplit a merveille cette fonction dans une poche , Youpiii !!!!

    De plus je n'ai jamais réussi à trouver, ni comprendre  la fonction , ou la valeur , de "bijou" , ou d'élément de mode , de déco ou autre que cet objet revêt pour beaucoup. Une montre portée de façon ostensible me  pose toujours question. A quel besoin correspond donc ce Beffroi de voyage que certains portent / exhibent ? un mystère pour moi. De plus , j'ai une sorte d'Horloge Interne,  qui me permet de savoir à 1/4 h prés ( allez , 1/2 H maxi...) l'heure qu'il est. Et le passage a l'heure d'été ou d'hiver ne me chagrine nullement.

      • Dimanche 28 Mars à 10:34

        Il y a beau temps que je ne porte plus de montre non plus mais il fut une période où j'en étais, moi, fondue ... (et j'en ai une palanquée qui croupit dans une boîte, piles mortes -une rente c'était, ça, les piles-. C'était une époque où les belles montres fleurissaient, entends, avec des phrases gravées (Longtemps je me suis couchée de bonne heure), un alphabet, d'autres choses, encore, qui faisaient partie de mon monde d'intérêt, et sur un mode assez artistique. Ça donnait l'heure et ça me faisait plaisir, chaque fois, à regarder. Je ne me souviens pas si c'était ostensible ; j'espère que non.
        Pour le beffroi interne, souvent, je ne me débrouille pas trop mal non plus ! :-)
        Le changement ? Peu me chaut aujourd'hui ... mais à l'époque de l'école des enfants, de mon travail, il fallait plusieurs jours à mon organisme pour adapter une heure de sommeil en moins.

    2
    Dimanche 28 Mars à 08:32

    Oui, cela varie selon les lieux. Au Québec, c'était il y a deux semaines. J'en ai profité pour encore rater mon coup : pendant six jours. Mon record ? Deux semaines.

      • Dimanche 28 Mars à 10:27

        Ce décalage ne m'étonne point de toi Mario ! :-)

    3
    Dimanche 28 Mars à 09:11

    Moi j'essaye de vivre à l'heure du soleil ! c'est moins stressant quand je pense à ma carrière professionnelle où il fallait gérér le temps en permanence.....

    Bon dimanche

      • Dimanche 28 Mars à 10:27

        Vivre à l'heure du soleil est ce qui me semble le plus logique quand on n'a plus de contraintes horaires de travail ! :-)
        Bon dimanche !

    4
    Dimanche 28 Mars à 14:54

    plutôt que les heures, se sont les horaires qui me sont intransigeants ... pour ne pas être en retard, je me retrouve toujours en avance été comme hiver ... 

    amitié .

      • Dimanche 28 Mars à 14:59

        C'est que tu es d'une grande politesse, une conduite que je respecte infiniment !
        Amitié.

      • Dimanche 28 Mars à 16:46

        Appris d'un agent de conduite de la SNCF (prendre un ton cérémonieux, grandiloquent, conspirateur...) :

        "Les horaires...

        (une pause pour mettre l'auditeur en haleine)

        ...servent à calculer les retards."

      • Dimanche 28 Mars à 17:44

        :-) J'adore !

    5
    Lundi 29 Mars à 16:06
    daniel

    Mes pieds, à moi aussi, freinent doucement l'avenir. Je voudrais même parfois arrêter le temps mais les aiguilles continuent de tourner implacablement sur le cadran ....Le temps une notion qui devient essentiel lorsqu'on vieillit !

      • Lundi 29 Mars à 18:21

        À qui le dis-tu ! ! :-)
        Merci.

    6
    Mardi 30 Mars à 08:56

    J'avais pondu un petit texte sur le temps, ici, celui qui passe, celui qu'on nous compte, qu'on nous oblige à compter, et puis celui qu'on vit, la façon dont on le vit, dont on le crée, par rapport à soi-même, à ses désirs... Ton "il y a bien longtemps que j'ai tué le temps" m'interroge. "le poids des heures trop lourdes"... Est-il vraiment possible de le jeter?  On garde quelque part en soi autant de pluie grise que de soleil, il me semble. On cherche juste à retrouver le soleil, quand on a besoin de s'aider.

    Peut-être qu'il faudrait juste s'occuper de bien remplir le présent, qui inclut tout, sans jamais rien refuser, le bon comme le mauvais, histoire d'aller chercher en soi, "même au milieu de l'hiver, un été invincible"?

    J'aime beaucoup les aiguilles qui tombent, c'est comme une liberté offerte à qui voudra la prendre.

    Tendresse, douceur♥

      • Mercredi 31 Mars à 09:44

        Dans ton texte-lien que je viens de lire, tout est dit oui, de ces sensations ! En tout cas les miennes ... j'aime ta chute de texte , autant que tu aimes la chute des aiguilles de l'horloge absente de mon entrée, qui moi m'interpelle sur tous les paradoxes du temps, arrêté, fuyant, prisonnier, libre.
        Le présent est le maître-mot de toute vie, de tout instant. Et bien que j'habite le passé, c'est l'idée de la force du présent, qui me meut réellement à chaque seconde, quelle que soit la façon dont elle est vécue.
        Merci. Tendresse.

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :