• (Interlude)

     

                                        Entre les gouttes

     

     

    Interlude

                                                                                                         L'oeil du Krop

     

    Les quelques larmes qui se cognent de temps en temps contre mes carreaux ce matin, c'est comme sur cette photo que j'avais programmée à l'avance mais en omettant de la valider. Et pendant que le temps gris montrait, comme cela arrive parfois, que des saisons existent, normalement, et qu'on est en automne, pendant mon café du matin, à la télé on me racontait la montée progressive des eaux en Hollande, les bâtiments flottants de demain, et l'africanisation, comme ils disent, du climat en Espagne, particulièrement en Andalousie. Envahis par l'eau et la sécheresse nous serons, enfin, elles, ils seront, dans pas si longtemps peut-être.
    Quel temps faisait-il, le 11 novembre 1918, alors qu'on mêlait les larmes et en pensant aux morts et en se réjouissant qu'une armistice fût signée ?

     

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  • Commentaires

    1
    Samedi 11 Novembre à 10:30

    ... le temps de se réjouir de la fin d'une longue guerre et la vie reprenait ...avec tout ce que l'on peut imaginer de souffrances, de joies de se retrouver (vivants?) , de reconstructions ...mais cela n'a pas suffit....à quand une véritable PAIX?

    Bises du jour,

    Mireille du sablon

      • Samedi 11 Novembre à 10:57

        JAMAIS. La paix n'existera jamais, j'en suis à présent persuadée. Il y aura toujours un endroit où. Et ça me coûte d'abandonner cet espoir. Je m'accroche aux îlots de bonne volonté et de paix ponctuelle, mais quand on reste en vie, c'est qu'on a la chance de passer entre les gouttes, aussi. Pardon pour ces paroles grises, c'est le moins qu'on puisse dire. Et merci pour ta fidélité, Mireille. D'autant que si je passe de temps à autre chez toi, je n'y laisse pas souvent de commentaire. Bon week-end. Je t'embrasse.

    2
    Samedi 11 Novembre à 12:24

    même sous la pluie s'il y en avait ce 11 novembre 1918, ils devaient souffler enfin ... pensant au retour en famille tout en pleurant leurs amis de combat tombés aux champs du déshonneur des puissants ... tout comme toi, je sais que ce monde sans guerre ne sera jamais ... ainsi sont fait les hommes à choisir la haine, la compétition, la puissance plutôt que l'amour, l'équité, la justice et la paix !

    amitié .

      • Samedi 11 Novembre à 12:54

        Comme souvent, nous sommes raccord Marie-Claude, hélas d'ailleurs, sur ce sujet...
        Merci à toi et amitiés.

    3
    Samedi 11 Novembre à 12:36

    Si j'en crois les chroniques journalistiques de Colette, le temps était brumeux et frais... Il avait fait très beau en août et septembre 14... La folie des hommes se moque de la météo.

    Très jolie réflexion, baignée de mélancolie.

      • Samedi 11 Novembre à 13:03

        Merci pour ce commentaire, et en particulier pour la précision météorologique que tu apportes, trouvée Colette (je suis admirative de ta culture !) J'aurais d'ailleurs pu avoir le renseignement par Internet sur la chaîne météo, qui donne l'info, mais Colette, c'est nettement mieux (je veux bien la référence ; merci d'avance).
        (Et les coïncidences étant étranges par essence, je signale qu'au moment où j'écris ces mots, on vient d'évoquer Colette à la télé !)

    4
    Patrick
    Samedi 11 Novembre à 14:17

    Avec un peu d'humour noir, on peut noter que la Grande Guerre  et ses hivers rigoureux, ainsi que  la fin de la deuxième Guerre mondiale , avec la bataille des Ardennes et la campagne de Russie,  ont servi de leçon :

    de nos jours , les batailles font rage dans des pays chauds., dans des contrées où un  climat plus clément, permet de se concentrer plus précisément sur le cœur de métier : "Flinguer l'autre salopard en face ".

    Sans avoir , en plus , à se soucier de ces basses préoccupations météorologiques.

      • Samedi 11 Novembre à 17:15

        Un peu d'humour noir qui fait sourire jaune en ces temps gris.
        Merci beaucoup pour ton commentaire ce jour.

    5
    Betty...harmony
    Vendredi 17 Novembre à 08:45

    Les âmes étaient grises et désespérées , durant cette guerre ...Je pense que ce n'est qu'après ce 11 novembre que le temps a eu de l'importance .....Belle découverte ces mots ....A bientôt ...

      • Vendredi 17 Novembre à 09:09

        Bonjour. je ne sais qui vous êtes ni par où vous êtes passée pour arriver chez moi (probablement votre blog, que je découvris moi aussi, mais lequel ?) mais je vous remercie de votre visite et vous souhaite la bienvenue. Merci pour ce commentaire.

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