• Plume de Krop

     

    Fiction

    La vie chaloupait... houle permanente des existences, allers et venues entre rires et larmes, quête perenne de sens, voyage immobile et si lointain, pourtant, entre l'épuisante fatigue et l'énergie claire, vorace mais si futile alors dans un corps affaibli, un cerveau sans souvenirs et un cœur sans attaches.
    La vie le chaloupait, qui les soirs bleus d'ivresse, de plus en plus longtemps et de plus en plus mal, le faisait se tenir aux murs qu'il rencontrait, bras tendus, somnambule en goguette les yeux fermés sur des rêves ensevelis.
    Le passé, peut-être, s'était chaloupé, avait rompu les digues de sa poitrine meurtrie, toutes marées dehors, à ce moment précis, cloué au pilori, de la porte fermée, quand elle était partie.

     

    « InterludeInterlude »

    Tags Tags :
  • Commentaires

    1
    Vendredi 19 Octobre à 18:37

    Les yeux fermés sur des rêves "ensevelis", ne serait-ce pas plutôt "noyés". La chaloupe avait déssalé, s'était renversée et la tasse d'eau salée l'avait fait vomir tout son 4-heures à la mer. Ta déambulation chaloupée m'inspire.

    Bon samedimanche Nikole.

      • Samedi 20 Octobre à 17:43

        Non, c'est bien "ensevelis" ; merci Pierre ! :-)

    2
    Vendredi 19 Octobre à 21:48

    du général au particulier ce verbe "chalouper" conjugue pas mal la vie en général et en particulier ...

    amitié .

      • Samedi 20 Octobre à 17:45

        Oui ... toutes formes, y compris verbales, confondues ... Merci Marie-Claude ; amitiés.

    3
    Samedi 20 Octobre à 11:17

    Nuit d'ivresse? Déception de la vie et vogue la chaloupe sur la mer du désespoir

    Amicalement

    Claude

      • Samedi 20 Octobre à 17:45

        La vie n'est pas toujours une longue mer tranquille ! :-)  Merci. Amicalement.

    4
    Samedi 20 Octobre à 15:34

    Chalouper, voire chavirer. Ta photo en dit long aussi : une main, un verre, dangereux vertige...

      • Samedi 20 Octobre à 17:47

        Merci. La photo, ratée-floue, m'a semblé rendre compte de certains vertiges ... du corps ... et de l'esprit ...

    5
    Samedi 20 Octobre à 22:22

    Les remous de la vie, qui tel un océan parfois nous ballote, au gré de ses caprices... On ne peut tout maîtriser. Mais pourquoi le tragique a-t-il toujours des accents si beaux?

    Tendresse sans tangage

     

      • Dimanche 21 Octobre à 07:06

        Merci pour la jolie vague de mots. De sensations aussi. Baisers.

      • Lundi 22 Octobre à 08:23

        "telle"  oops

      • Lundi 22 Octobre à 08:26

        :-)

    6
    Dimanche 21 Octobre à 14:31

    Le trouble saisit dans son fondement avec les mots et l'image. Bravo.

      • Dimanche 21 Octobre à 15:29

        Secousses ? :-) Merci Thierry.

    7
    patrick
    Dimanche 21 Octobre à 17:46

    Ce texte est magnifique, comme toujours .....

    Toutefois , ne voyant ni la main , ni le verre (à moitié ou à moitié vide  ? ), j'ai un peu de mal a faire le lien entre les deux . mais je vous crois tous sur parole .

      • Dimanche 21 Octobre à 18:08

        Merci, t'es gentil !
        Comme toi, sur cette photo, je ne vois pas de main ni de verre, euh, des murs qui tanguent, quand même ...  mais tu connais les pouvoirs de la suggestion, et surtout, surtout, de l'imagination (qui n'a jamais vu de scènes figuratives dans les nuages par exemple ?) ... et ça, je trouve que c'est très intéressant ... :-) Cela dit, en regardant bien, à droite ou à gauche, ce pourraient être des mains, si si !

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :