• Plume de Krop

     

    Fiction

    La vie chaloupait... houle permanente des existences, allers et venues entre rires et larmes, quête perenne de sens, voyage immobile et si lointain, pourtant, entre l'épuisante fatigue et l'énergie claire, vorace mais si futile alors dans un corps affaibli, un cerveau sans souvenirs et un cœur sans attaches.
    La vie le chaloupait, qui les soirs bleus d'ivresse, de plus en plus longtemps et de plus en plus mal, le faisait se tenir aux murs qu'il rencontrait, bras tendus, somnambule en goguette les yeux fermés sur des rêves ensevelis.
    Le passé, peut-être, s'était chaloupé, avait rompu les digues de sa poitrine meurtrie, toutes marées dehors, à ce moment précis, cloué au pilori, de la porte fermée, quand elle était partie.

     

    « InterludeInterlude »

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 19 Octobre 2018 à 18:37

    Les yeux fermés sur des rêves "ensevelis", ne serait-ce pas plutôt "noyés". La chaloupe avait déssalé, s'était renversée et la tasse d'eau salée l'avait fait vomir tout son 4-heures à la mer. Ta déambulation chaloupée m'inspire.

    Bon samedimanche Nikole.

      • Samedi 20 Octobre 2018 à 17:43

        Non, c'est bien "ensevelis" ; merci Pierre ! :-)

    2
    Vendredi 19 Octobre 2018 à 21:48

    du général au particulier ce verbe "chalouper" conjugue pas mal la vie en général et en particulier ...

    amitié .

      • Samedi 20 Octobre 2018 à 17:45

        Oui ... toutes formes, y compris verbales, confondues ... Merci Marie-Claude ; amitiés.

    3
    Samedi 20 Octobre 2018 à 11:17

    Nuit d'ivresse? Déception de la vie et vogue la chaloupe sur la mer du désespoir

    Amicalement

    Claude

      • Samedi 20 Octobre 2018 à 17:45

        La vie n'est pas toujours une longue mer tranquille ! :-)  Merci. Amicalement.

    4
    Samedi 20 Octobre 2018 à 15:34

    Chalouper, voire chavirer. Ta photo en dit long aussi : une main, un verre, dangereux vertige...

      • Samedi 20 Octobre 2018 à 17:47

        Merci. La photo, ratée-floue, m'a semblé rendre compte de certains vertiges ... du corps ... et de l'esprit ...

    5
    Samedi 20 Octobre 2018 à 22:22

    Les remous de la vie, qui tel un océan parfois nous ballote, au gré de ses caprices... On ne peut tout maîtriser. Mais pourquoi le tragique a-t-il toujours des accents si beaux?

    Tendresse sans tangage

     

      • Dimanche 21 Octobre 2018 à 07:06

        Merci pour la jolie vague de mots. De sensations aussi. Baisers.

      • Lundi 22 Octobre 2018 à 08:23

        "telle"  oops

      • Lundi 22 Octobre 2018 à 08:26

        :-)

    6
    Dimanche 21 Octobre 2018 à 14:31

    Le trouble saisit dans son fondement avec les mots et l'image. Bravo.

      • Dimanche 21 Octobre 2018 à 15:29

        Secousses ? :-) Merci Thierry.

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    7
    patrick
    Dimanche 21 Octobre 2018 à 17:46

    Ce texte est magnifique, comme toujours .....

    Toutefois , ne voyant ni la main , ni le verre (à moitié ou à moitié vide  ? ), j'ai un peu de mal a faire le lien entre les deux . mais je vous crois tous sur parole .

      • Dimanche 21 Octobre 2018 à 18:08

        Merci, t'es gentil !
        Comme toi, sur cette photo, je ne vois pas de main ni de verre, euh, des murs qui tanguent, quand même ...  mais tu connais les pouvoirs de la suggestion, et surtout, surtout, de l'imagination (qui n'a jamais vu de scènes figuratives dans les nuages par exemple ?) ... et ça, je trouve que c'est très intéressant ... :-) Cela dit, en regardant bien, à droite ou à gauche, ce pourraient être des mains, si si !

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