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    Le dernier trait

                                                                         © L'Oeil du Krop

     

        Le viaduc de Millau a servi de décor télévisuel à un de mes petits-dèj de fin de semaine. Tombée sur un reportage passé sur arte (celui-là je pense) je suis restée un temps la tartine en l'air, figée d'hébétude devant l'énormité (techniques, moyens, structure, ingénierie) de ce que je découvrais !
        Les ponts, les viaducs, tout ce qui enjambe les eaux et les fractures des terres me fascine ! Me fascine itou le génie de l'Humain pour les inventer et les construire. Ces monuments-là me grisent, s'ils me donnent le vertige. Me redonnent confiance en la grandeur réconciliée du cerveau et de la main. De l'outil. Du progrès.
        Malheureusement, quand on voit le résultat, proprement magique, de ces oeuvres, on sait rarement ce qui s'est passé pour en arrivé là. Dans la vie, en général, on voit l'aval sans jamais voir l'amont. Sans imaginer le fil suivi, la ligne difficilement tendue de A à B, si longue, si tortueuse, difficile, aride. Si longue, oui.
        Il en est des passages de métal et de béton comme il en est des chemins de papier : on n'imagine pas qu'il faut des milliers de coups de crayons pour dessiner le dernier trait ; des milliers de pas pour parvenir à l'autre rive.

     

     
    Le Flegmatic, L'autre rive (vidéo ici)

        


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