• En contrebas

     

               Paris vu de Meudon

     

    Interlude

                                                                                                                        © L'oeil du Krop

     

      En réfléchissant à ce que m'évoquait Meudon, c'est tout de suite une chanson de Brassens qui m'est venue en tête. Même si certes elle n'a rien à voir avec cette image : Au bois d'Meudon, y'a des petites fleurs ... Ensuite seulement, je me suis souvenue que Céline avait habité cette ville, et à y regarder de plus près ce jour, pas si loin que ça de l'endroit où a été prise cette photo.
      J'ai cherché une citation de lui qui pourrait illustrer cette image et n'en ai point trouvée ; je me suis pourtant arrêtée à une autre que j'ai moi mise en parallèle : Chacun pleure à sa façon le temps qui passe. Alors que tout semble figé à jamais dans l'immobilité, sans autre sensation qu'une présence lointaine et solitaire, je me suis demandé quel sentiment cette vue pouvait faire vivre du silence, de la tristesse ou de la joie. Que projette-t-on de soi sur une image et pourquoi ? Qu'est-ce qui fait que la vue d'un paysage, quel qu'il soit, est vécue comme gaie ou pas. L'état de notre esprit, certes -un ciel bleu sera gris si notre cœur pleure et des nuages gris flamboyants à un cœur baigné de bleu- mais encore ? L'impact d'une image ! Sa fonction ! Sa réalité ! Sa fiction !
      Paris semble loin oui et il y a cette descente du premier plan, et ce recul, aussi, comme si là où on était, on l'était à l'abri de cette chute. En retrait. En protection ?

     

    « En arrièreInterlude »

  • Commentaires

    1
    Lundi 30 Septembre à 07:26

    le regard d'un arrêt sur image peut en effet évoquer selon les moments des pensées bien différentes ... je crois que l'état dans lequel on se trouve modifie la vue des choses, des endroits, même parfois des personnages ...

    amitié .

      • Samedi 5 Octobre à 08:56

        Sans aucun doute, je le pense aussi. Merci. Amitiés.

    2
    Lundi 30 Septembre à 08:25

    Je rejoins Claude dans son commentaire.

    Certaines images nous parlent autrement selon la période.

    J'ai mis longtemps à revenir dans mon ancien quartier..

    Bises du jour

    Mireille du sablon

      • Samedi 5 Octobre à 08:57

        Je ne reviendrai pas (en tout cas je ne le souhaite pas) voir la maison de mes parents. Bises.

    3
    Lundi 30 Septembre à 17:03

    Si tu me dis Meudon, je pense à Rodin... Pleurer le temps qui passe, non, je crois que c'est une chose que je ne sais pas faire. Je ne sais que pleurer les êtres qui sont passés. Mais j'ai la nostalgie gaie. Je sais, c'est quasi un oxymore, autant dire que c'est tout moi.

    Mais chaque image, chaque vue de Paris d'où qu'elle soit prise me fait frémir le cœur de joie parce que j'y ai vécu des années heureuses et que ma fille y vit aujourd'hui, et d'autres gens que j'aime. Et parce que j'aime Paris. 

    yes

      • Samedi 5 Octobre à 08:59

        Mais j'ai aussi la nostalgie gaie en fait, je crois, et l'occis mort -celui-là seulement :-)- est mon ami à moi aussi. Paris est mon ami et mon ennemi, selon les jours. Bises.

      • Samedi 5 Octobre à 09:19

        Pas pu laissé un commentaire chez toi, sur ton chagrin, que je comprends tellement. Tellement ! Tendres baisers.

      • Jeudi 10 Octobre à 12:49

        Merci. Ton chat, je sais. C'est un deuil, et c'est douloureux.

        Tendresse et baiser en retour♥

    4
    patrick
    Mercredi 2 Octobre à 07:32

    je crois qu'il y a deux stades différents , qui font que:

    * soit l'Image a un impact sur nous , en effet lié a notre état d'esprit du moment, l'environnement , le contexte personnel,

    * soit l'image n'est que décor dans le quel on se meut

    en gros soit on la voit , soit on la regarde.

      • Samedi 5 Octobre à 09:00

        Ton explication est claire !

    5
    Mercredi 2 Octobre à 17:32

    Étrange ce cliché : une verticale qui obture en partie la vue sur Paris, le mur arrondi en contrebas et tout ce paysage verdoyant avec, en fond, la silhouette effilée de la Tour Eiffel. Malaise de perception ou intention cachée ? La coupure est franche, comme s'il fallait masquer quelque chose de non-dit. Je dirai même que cette verticale blanche gêne la perception. Comme si on était en retrait.

      • Samedi 5 Octobre à 09:01

        J'ai souhaité souligner cette étrangeté et ce retrait que tu évoques.

    6
    Vendredi 4 Octobre à 09:33

    Horizon, bloc blanc ou tour eiffel, que choisir ?

      • Samedi 5 Octobre à 09:00

        On ne sait que choisir...   :-)

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