• La première heure

     

    La treizième revient, c'est encor la première (Nerval)

     

     

    La première heure

                                                                                      @ L'Oeil du Krop

     

    Il n'y en aura pas treize, de ces réveils nocturnes, douze suffisent qui me lèveront avant le rose des aubes si je veux être à une heure très matinale en des contrées lointaines de boulot, les vendredis matin.
    Mais cette sensation est étrange toujours bien que vécue régulièrement, une fois par semaine, qui consiste à entrer dans le salon, sans y faire jaillir tout de suite la lumière, et à deviner la vie qui déjà s'émancipe au-dehors, tandis que dorment encore pour de menus instants, près de l'ordi, quelques objets à la traduction incertaine dans le noir, des fleurs en vase aux papiers, si ce n'est, vague mégalithe, ce crayon qui chaque fois m'évoque celui de Lyon, un tantinet plus massif (rappelez-vous ... ici ou  ...)
    Et puis j'allume et surgit la lumière. Disparaissent les songes et s'ouvrent en grand les paupières-volets.

     



    Our house    (sinon, ICI)

     

     

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 15 Novembre à 06:08

    je viens d'écarter ces paupières-volets ... (comme j'aime !) 

    tout d'abord s'aventurer dans le noir sur les pas du chat qui demande à sortir,   tout comme lui laisser sa vue dessiner le contour d'un jour pas encore né  ... une à une éveiller l'ambiance d'une maison qui reprend vie par veilleuses interposées ci et là  ... 

    allumer pleins feux l'ordinateur  pour te saluer 

    amitié .

      • Dimanche 17 Novembre à 14:40

        Malheureusement mon premier geste n'est plus de (pouvoir) câliner le chat dans le noir ... mais je célèbre autre chose, autrement. La lumière se lève toujours sur quelque chose de la vie.
        Merci. Je t'embrasse.

    2
    patrick
    Vendredi 15 Novembre à 08:00

    J'aime aussi  me déplacer , au lever , sans allumer quoique ce soit , ouvrir le volet de la cuisine qui me laisse voir le petit lumignon de ma cabane au fond du jardin ( sans accent toulousain )

    puis petit a petit, allumer des petits éclairages  servant de repères, et laisser au jour extérieur le soin  faire son boulot.

      • Dimanche 17 Novembre à 14:36

        Ravie que nous ayons partagé nos petites lumières matinales en devenir.

    3
    Vendredi 15 Novembre à 09:12

    Clair obscur entre deux cercles de fer

      • Dimanche 17 Novembre à 14:35

        Oui ...

    4
    Vendredi 15 Novembre à 10:41

    Quelle douceur, cette transition suave entre songe et réalité!

    ♥ 

      • Dimanche 17 Novembre à 14:34

        Merci♥

    5
    Vendredi 15 Novembre à 12:08

    Bravo pour ce contre-nuit. Vraiment magnifique. Et surtout très paisible. Une ville qui s'éveille alors que la nuit est encore là. Et qu'on émerge encore ensommeillé. Une autre manière de discerner l'aube d'un jour comme un autre, mais différent à chaque fois. Le cliché évoque le confort du demi-sommeil dont on se départit peu à peu : il faut bien, à un moment ou un autre, sortir de ces limbes matinaux et retrouver pied dans la réalité du quotidien. Une sorte de semi-conscience et la pensée qui préfère la chaleur des draps à la froidure naissante.

      • Dimanche 17 Novembre à 14:40

        Comme tu dis tout cela bien. Merci beaucoup  l'ami !

    6
    Vendredi 15 Novembre à 23:43

    Une magnifique photographie ! Et le texte est super bien aussi !

      • Dimanche 17 Novembre à 14:34

        Grand merci.

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