• Trop tard

     

     Trop tard 

      Êtes-vous comme moi, plus efficace sous contrainte temporelle -raisonnable, faut pas déconner non plus- que quand une loooongue plage (de temps) se profile devant vous ? Régulièrement, je rate des expos que je voulais découvrir parce que j'avais largement le temps de voir venir. Régulièrement je commence par le plus agréable dans les choses à faire pour devoir ensuite m'atteler des nuits entières à des tâches qui ne peuvent plus attendre. Je ne sais ce qu'est cette maladie. Maladie, car ce n'est pas un choix, et j'en souffre. La procrastination fait-elle souffrir ? J'oublie la notion de temps. Je la perds. Je ne veux pas la voir. Trop souvent je me conduis ainsi.  En ayant pourtant l'impression de faire des efforts démesurés pour combattre cette attitude. Je suis vrac. Chiffon. Désordre. Perdue. Flottante. Inefficace. Blessante. Blessée. Ce n'est pas pour rien que j'aime tant l'écume. Je suis silence. Larmes rentrées. Rire tonitruant. Amour de la vie. Peur de la souffrance faite. Souffrance-fête. Lâcheté. Masque sur les yeux. Loup y es-tu ? Tant et tant de choses sont dans les petits bouts de nuances, de regards, de lèvres closes, de ménagements. Tout cet amour caché. Tout cet amour gâché. Le monde est si vaste et si étriqué, selon ce qu'on en fait ...

     

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  • Commentaires

    1
    Mardi 4 Février à 08:37

    je serais plutôt du genre ce qui est fait n(est plus à faire ... et j'aime à trouver à faire m'obligeant cependant à des zones libres de tout, c'est alors au bord des flots pour admirer l'écume des jours que je vais lire, lire, lire ...

    mais on ne se refait pas, soyons donc ce que nous sommes sans culpabiliser ...

    amitié .

      • Vendredi 7 Février à 14:35

        Raisonnables conseils ! :-) Merci. Amitié.

    2
    Mardi 4 Février à 08:50

    Détail qui en dit long

      • Vendredi 7 Février à 14:35

        Commentaire court ... qui en dit long aussi ! :-)

    3
    Mardi 4 Février à 09:58

    Je pratique la procrastination en veux-tu en voilà. Et ça ne date pas d'hier. Il fut un temps où je vaquais normalement à tout ce qui m'incombait. Puis vint un drame qui a créé l'obligation de remplir dossier sur dossier. C'est depuis ce temps que je remets au lendemain, même si je parviens parfois à secouer mon inertie. Je crois que je n'aime pas l'effort. Et encore moins la contrainte.

      • Vendredi 7 Février à 14:37

        Je t'ai fait la remarque ailleurs -je crois- que je trouve assez "sain" de ne pas  aimer l'effort, ou tout au moins que je trouvais humain d'aimer la glandouille, la pause, l'arrêt, la parenthèse ... :-)
        Certaines contraintes me sont utiles, voire indispensables ; d'autres, insupportables ...

    4
    Mardi 4 Février à 16:09
    daniel

    J'aime bien avoir un plan de travail et m'y tenir…...Un peu rigide ? Sans doute !!

      • Vendredi 7 Février à 14:38

        Un peu rigide ? Un peu souple ? Nous ne sommes pas tous pareils, et heureusement ! (J'envie secrètement les gens qui ont le sens de l'organisation, de "plan") Merci de passer.

    5
    patrick
    Mercredi 5 Février à 05:55

    Me concernant, c'est : Sous la contrainte , et le dos au mur...

    donc la veille, et parfois même le jour J.

    mais en ayant soin de me farcir le crâne les jours et / ou semaines qui précédent , d'organiser mentalement ce  qui devra être fait, comment , dans quel ordre, les choix a faire , là où ne surtout pas aller , etc .....comme un brouillon mental qui dure depuis l'idée jusqu'à la mise en œuvre.

    "Ce  qui se conçoit bien , s'énonce clairement" qu'il disait , l'Autre.....

    sur  cette  base, on peut élargir le champ de validité de ce précepte.

    A part quelques rares frayeurs , et sueurs froides , je n'ai jamais eu à me plaindre de cette méthode.

    cela dit, il est évident qu'on adopte la méthode qui nous convient. Ou bien, à l'inverse, c'est plutôt la méthode qui s'impose à nous ...

    Cette méthode subie mais consciente,  m'éloigne à mon sens de la procrastination, dans laquelle , je perçois toujours une notion, variable mais permanente, de doute sur le "comment faire ", et d'angoisse sur le "vais-je y arriver", qui fait repousser indéfiniment le début de toute chose, sans aucune certitude de démarrer un jour......

      • Vendredi 7 Février à 14:41

        Ce qui me parle dans tes mots, c'est que pour certaines choses, je fais effectivement mûrir longtemps avant. Le problème est que je perds des choses en routes, et que je reste donc toujours dans un entre-deux certes spontané, certes vivant, mais jamais très pro ... heureusement que je ne suis pas chirurgienne !
        C'est toujours très intéressant de lire tes développements à toi, en avis à ce que je lance : merci beaucoup !

    6
    Jeudi 6 Février à 11:15

    Et si tu voyais ça comme une maladie parce que nous vivons dans une société obsédée par la productivité et la performance? 

    Et si tu décidais de voir la procrastination (qu'on peut traduire étymologiquement par "en faveur de demain") comme une manifestation d'optimisme, une affirmation intime de "j'ai bien le temps, après tout"?

    Sérieusement, je me demande si c'est la procrastination qui fait souffrir (mis à part la laideur absolue du mot) ou l'idée qu'on s'en fait qui dit qu'il faut la combattre à tout prix.

    Mais c'est délicieux, quand on a le temps, de repousser ce qui finalement n'est pas si urgent... Ce n'est pas grave si on finit par louper une expo, au fond du plus secret de soi on n'avait peut-être pas vraiment envie d'y aller... Ce n'est pas grave d'être brouillon tant qu'on se retrouve dans son désordre (et je sais de quoi je parle)... Ce n'est pas grave de ne rien faire et de laisser son cerveau buller, et puis il faut l'avouer, quand on l'accepte, il y a un vertige assez délectable à bosser dans l'urgence, celle qu'on a finit par s'imposer toute seule, un trac qui booste, un trac moteur, et c'est dingue comme on devient précise et comme on n'oublie rien!

    Je me trompe?

     

      • Vendredi 7 Février à 14:49

        Grand merci, une fois de plus, pour les mots. Alors déjà, oui, je suis sans (aucun) doute plus bordélique que toi (j'invite rarement car je n'ose exposer mon cabinet de curiosités) ... bordélique est d'ailleurs peut-être moins le mot qu'accumulatrice ; sans doute un immmense appartement ferait-il plus respirer l'amoncellement de livres, d'objets et de papiers qui vivent cjhez moi, mais un appartement parisien, sans cave ni grenier ni cagibi,expose par définition à être "engoncé" quand on ne sait pas vivre dans la zénitude de décoration ... Et ... non, je ne retrouve pas toujours ce que je cherche, dans ce désordre ...
        Pour ce qui est du booster, je t'invite à lire ce que j'en dit à Patrick. ET perso, je suis d'accord avec ton idée de vertige créateur, mais au résultat, j'ai perdu en précision ce que j'ai gagné en spontanéité, en accroche.
        L'idée, ce serait d'accepter d'être comme on est sans penser que c'est mal ! ;-)
        Merci♥

    7
    Lepiedsboueux
    Vendredi 7 Février à 20:01

    Une poésie sur le temps :

    https://greatsong.net/PAROLES-ALDEBERT,QUELLE-HEURE-EST-IL,100505349.html

    Bon WE (carpe diem) smile

     

      • Vendredi 7 Février à 20:12

        Superbe chanson que tu m'offres là : j'adore ; MERCI à toi et bises tendres à vous deux.

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