Travis le taxi
J'évoquais il y a peu ici le film Taxi driver dans une discussion virtuelle relative à l'anglais et au français. Je l'avais en tête parce que je l'avais revu à la télé quelques jours auparavant. C'est un de mes films préférés, même si je ne sais pas trop pourquoi. La lenteur qui pousse à la mélancolie ? La musique lancinante et hypnotique qui colle si bien à l'atmosphère ? L'infinie poésie que je trouve aux taxis jaunes new-yorkais, jamais vus, seulement rêvés, fantasmés, évidemment à des années-lumière de leur réalité. Avec d'autres images d'eux en tête, ceux d'un petit film tourné jadis par Folon et passé à la télé jadis itou (encore ! oui, la télé fut et reste -un peu- une de mes nourrices culturelles) avec une autre mélodie, mélancolique elle aussi, et des taxis jaunes comme flottant au ralenti dans la Grosse Pomme au crépuscule ensoleillé.
©apture-écran par le Krop
Hasard, je tombai, le même jour ou celui d'après, sur une émission contant l'histoire de certaines chansons ... et sur celle de Joe le taxi. Candidement, je crois -j'ai cru longtemps- que les œuvres ne partent de rien d'autre que de l'imagination de ceux qui les créent. Or, et c'est peut-être particulièrement vrai pour les chansons (Graham racontant Our house !) il semble que ce soit rarement le cas. Etienne Roda Gil est réellement monté dans un taxi dont le chauffeur s'appelait Joe et qui écoutait Yma Sumac dans son bahut ... déception !
Bah, c'est l'occasion de découvrir la chanteuse ... Mouais, vraiment pas mon truc ... mais quand même, celle-là :
(sinon ici)
... à cause du titre, Gopher mambo ... parce que ... Rhum et mambo, embouteillage ...

