KroniK 64 (semaine9)
Lundi 27 février
Dans un des commentaires (YT) écrits sous cette chanson, quelqu'un dit que si la Nature pouvait parler, ce serait sans doute de cette façon-là ... je suis de cet avis.
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Et sinon, toujours le "second cerveau" en capilotade ... Canapé, fin de série : "L'île prisonnière" ; envie de mer, d'océan, d'embruns, d'oiseaux libres et de vent. Mais ça va venir ... en avril ? en mai ?
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Quand on vit en région parisienne, et a fortiori à Paris, on rencontre fatalement des gens connus, enfin, on les croise. Dans le 19 ème où j'ai habité un an, j'avais rencontré à la supérette proche (dans la rue des alouettes ?) Daniel Duval (le cinéaste), charmant, avec qui j'avais échangé quelques mots ; un autre jour, dans le même magasin, c'était Mano Solo devant les alcools qui, alors que je le saluais, m'avait envoyé c.... en me demandant de le laisser faire ses courses. Et au Monop de Jourdain, juste en face de feu-Cinecittà (1 2 3), c'est devant le rayon des vins que j'avais abordé François Hadji-Lazaro : j'évoque ce souvenir parce que le gros "garçon boucher" est mort il y a peu. Il n'était pas dans mes goûts musicaux, sauf avec cette chanson-ci que j'ai, elle, beaucoup écoutée dans les années quatre-vingt-dix :
Mardi 28 février
Détail, un de plus, sur le n'importe-quoi des tests covid : harassé par des maux continuels ressemblant fort aux symptômes développés par le virus, comme fièvre, mal de tête, toux ("Je vais cracher mes poumons !"), mal de gorge ("J'ai avalé un hérisson !") et après deux tests négatifs en pharmacie, IL s'est, en plus, auto-testé et, tiens donc, barrettes rouges en moins de deux minutes : positif à donf ! Alors allez comprendre quelque chose à tout ça. Conclusion une fois de plus (hors PCR lui, fiable) : si t'es positif, t'es positif, si t'es négatif, t'es ptêt positif ... pratique hein !!
Vases communicants ... lui plus plus, moi moins moins ...
Quand, débarrassée des derniers miasmes papier en main, et rassurée, par ailleurs, sur mon système digestif douloureux depuis des jours ("non, ce n'est pas un cancer !") je sortirai le lendemain humer le vent de la liberté dans les rues de ma ville, changée dans mon œil, et pourtant semblable aux autres jours, et j'éprouverai un curieux sentiment de puissance : sans doute me fera-t-il juger fofolle dans le regard des gens croisés à la vue de mon sourire persistant. Se sentir vivre en harmonie avec soi est d'une force insensée.
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"Carnica", "petite grise de Cargnolle", cette abeille cargnolienne est slovène et à ce que j'en ai entendu, plutôt valide. Le reportage était plein d'espoir, et les gens qui parlaient emplis d'enthousiasme et d'amour pour les habitantes de la ruche. Depuis le film "Des abeilles et des hommes", le sujet me touche particulièrement ; entendre parler positivement de cela m'a laissé en tête un petit goût de miel.
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Tombée sur un film remarquable : "Le fils de Jean" ... et trou au milieu (je me bafferais quand je m'endors comme ça !) Pas de chance car pas de replay pour rattraper la scène (-clef !)
MARS
Le mois du printemps, ce qui ne signifie plus rien quand on n'a plus d'hivers.
Sur mon mur, le premier jour de mars, au matin, cette lueur. Et mon cœur se met de nouveau à battre en ailes vivifiées.
Dimanche 5
Seule ces derniers jours, j'ai fait comme je fais quand je suis un peu seule : je m'étends, j'occupe l'espace, j'alterne le silence et le bruit, je passe d'une activité à l'autre avec lenteur et en écoutant ma vie ; je me comporte en "vieille fille". Je ne sors pas, pas assez, mais je me sens bien. Une fois le virus éjecté, je me suis occupée de mon second cerveau torsadé endolori, faisant très attention à quoi manger, quoi boire, m'épargnant, me dorlotant dans la chaleur et le ralenti. Malade mais privilégiée, oui, c'est ce que j'ai ressenti.
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Paressé encore et encore devant la télé. "Crash-test Aglaé", conte road-movie : léger et réjouissant. D'autres films, sans doute, oubliés déjà, et aujourd'hui, "Les Berkman se séparent", peu d'intérêt mais ayant réussi à me choquer par sa liberté de ton en matière de sexe. Je n'aime pas ce "cru", ça me dérange. Et puis, la parole entre enfants et parents réclame une pudeur qui était absente.
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Comme d'hab, relevé des fautes et fautes encore. La langue est malmenée, perd de sa finesse, de sa richesse, de sa précision. De son respect. Et chaque fois ça m'agace. Peut-être un peu trop, certes, mais parfois, faut pas déconner : si tu écris quelque chose qui sera lu, absorbé, filmé, si tu vas dans une manif avec une pancarte, la moindre des choses est de vérifier, b..... ! C'est si fou de ma part de penser ça ?
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C'est à des images que souvent je réagis ... la photo précédente était bougée, une autre que je voulais prendre, je n'en ai même pas eu le temps : c'était l'image d'une Iranienne, le visage une moitié maquillée du drapeau de son pays, l'autre d'une main en sang sur sa joue. Le reportage racontait que le nouveau "truc" des barbares politico-religieux au pouvoir, c'était de diffuser un gaz dans les écoles de filles, pour qu'elles ne les fréquentent plus. Une image incroyable ensuite, montrait des petites élèves allant étudier avec des masques de protection aux gaz. Je n'ai même plus de mots pour qualifier mon horreur du Mal.
Se forcer à croire encore à quelque lumière ?







