éKlats 35/52
Toutes les autres années je marquais l'anniversaire de mon blog, et cette année, rien, jour oublié, temps dilué dans le temps ... je n'y ai simplement pas pensé ... Douze ans depuis le vingt-deux de ce mois, quand même, que je la tire, ma charrette légère, que je laboure, creuse mon sillon dans les terres de papier, qu'à défaut d'écrire et d'exposer pour de vrai, je m'écris et je m'expose en vrac ici, et là-bas.
Je ne me pose plus guère la question de l'impudeur, je me raconte ? je me raconte ... et c'est comme ça. C'est devenu mon œuvre à moi, quotidienne, un diary parfois logorrhéique, parfois presque silencieux, en pointillés. Quand je regarde de vieilles pages, je trouve que celles d'aujourd'hui sont moins poétiques que celles d'avant, mais tout aussi spontanées et sincères : ça a changé un peu de forme, mais c'est toujours le même fonds. Celui de la représentation de la vie, de la mienne, dans tous ses décors réels.
Encore une fois et à jamais, je remercie de tout mon cœur et ma tête celles et ceux qui me lisent (certain(e)s sont invisibles mais je sais leur présence), et plus particulièrement les personnes qui déposent leurs mots chez moi avec une constance généreuse.
