Après le déluge
En parlant d'eau, des nouvelles domestiques autres que celle d'aujourd'hui (c'était là) pour vous dire que ... que rien ... depuis l'épisode raconté, il y a eu plusieurs vaisselles machinées et linge machiné itou, sans nouvelle fuite ... le mystère reste donc entier, et si chaque fois que je viens vérifier les fins de tours avec le cœur qui tachycarde un peu et en croisant les doigts, pour l'instant, ça fonctionne normalement !
Il ne s'agit pas de ça aujourd'hui, mais d'une nouvelle anecdote sise en mon logis et ... oui, toujours domestique : ces tunnels-là, finalement, on n'en voit jamais vraiment le bout.
Cet immonde lombric chenilloïde, nous l'avons achevé ce tantôt, las de sans cesse lui rajouter des couches superposées de pansements : c'est le scotch accumulé qui tenait la chose, sauf qu'il suffisait de le toucher pour qu'à chaque manipulation un anneau craque, tel un os en souffrance !
De quoi s'agit-il ? De l'antiquissime tuyau de notre non moins vieux climatiseur récupéré dans une entreprise qui s'en débarrassait, une machine datant peut-être selon mes sources (rhââ lovely, une source !) de plus de vingt ans (la canicule de 2003 ?) Au fil des ans, donc, le tuyau grandement se dégrada ... on a bien essayé déjà de le remplacer par un tube en tissu, mais que dalle, opération aussi peu utile qu'un cautère sur une jambe de bois (ahhh, boire !)
L’eau des bois se perdait sur des sables vierges,
Le vent, du ciel, jetait des glaçons aux mares …
Or ! tel qu’un pêcheur d’or ou de coquillages,
Dire que je n’ai pas eu souci de boire !
Boire, des glaçons, mais je m'égare ... faut toujours que j'aie des verres, non, des vers qui s'immiscent dans mes pensées au milieu de mes mots ... vade retro, Arthur !
Et puis, v'là-ty-pas que mon bricoleur patenté, trouve sur le Net un tube de rechange qui semberait coller ! On commande illico presto ... Bon, le truc arrivera après le déluge de chaleur de l'enfer mais qu'à cela ne tienne, on se prépare (avec les faibles moyens du bord) pour la prochaine canicule ... dans quelques jours ou quelques semaines (dans un mois ou dans un an, comme dit la chanson) on sait bien que le diable recrachera du feu, du vrai -hélas !- et du métaphorique, partout !
Allez, session bricolage ... équipe en place, vous reconnaissez le topo ! Je LE laisse déballer l'objet que j'ai eu bien du mal à sortir de la boîte aux lettres pendant que je nettoie les adaptateurs d'embouts ... Je laisse l'homme regarder et vaquer, c'est lui la main pensante ... mais je lui vois prendre un air désespéré que je connais bien quand y'a un truc qui déraille ... Ça ne va pas ! dit-il ... puis je l'entends marmonner ... pas le bon sens de vissage, pas exactement la bonne taille, l'histoire d'un millimètre de différence, mais quand même ... J'attends, je sais bien qu'il a des phases et qu'il s'en sortira forcément. Et je me mets à rire (nerveusement?) car ce qu'il sort, pour le coup, c'est du scotch ! Un bon gros scotch gris hyper solide ...
Je m'apprête à l'aider à emballer le bousin mais non, l'idée, c'est de se débrouiller pour scotcher le décalage à l'intérieur du tuyau ! Soit ! je n'y aurais pas pensé ! En deux coups de cuiller à pot et tutti quanti pierre ciseaux chifoumi il tente la greffe ! Bon, là comme ça ça a l'air bon mais encore faut-il vérifier si ça suit en marche ! ... Allez, on ! Roulement de tambour (non, pas de machine !), petite attente et ... OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !