N'attends pas

Publié le par Nikole

 

   
    Il est très vieux mais vivant. Il est actif, curieux. Il fait encore son jardin. Et justement en cette fin d'après-midi, il va y aller un peu, devant la maison, à l'écart de la route. Mais il tombe, et la douleur est immédiate, déchirante. Ses côtes lui font un mal de chien. Il ne peut plus bouger. Il crie, il appelle à l'aide. Même ça, lui fait mal. Il n'y a personne à la maison, personne nulle part pour l'entendre. Combien de temps reste-t-il ainsi ? Trop longtemps. Il a peur. Et le miracle, enfin !, fait qu'une dame qui passe sur la route l'entende crier. Elle se précipite, appelle les  secours. Tout va alors très vite et un hélicoptère arrive et l'emmène.
   
   Titi, mon oncle, vient de mourir d'une hémorragie interne. Je préfère ne pas trop penser à son attente, à ses derniers instants : que c'est bête de mourir ainsi, par accident de la vie, parce qu'on s'est pris les pieds dans un outil ou un tuyau ! Je n'ai pas le détail, mon cousin ne me les a pas donnés et je préfère ne pas savoir.
   
    En fait je ne l'avais pas vu depuis l'enfance et ne lui étais pas spécialement attachée mais cette mort-là me touche par son absurdité, alors qu'il avait survécu à la maladie ! De l'enfance, précisément j'ai de bons souvenirs de famille dont il fait partie ... à l'époque on se fréquentait pas mal entre cousins cousines : il était alors marié à une des sœurs de ma mère. Et on n'habitait pas tous loin les uns des autres, comme aujourd'hui ; c'est la vie.

    Ce coup de téléphone a ouvert la malle aux  souvenirs et peut-être, dans mon immense boîte à photos de papier, retrouverai-je des images de cette époque-là, des dimanches, des Noëls.

    Songeuse, et pour chasser les papillons noirs, j'ai fait du tapis volant ; comme un signe, le Net m'avait proposé en premier pour accompagner mes pas une vidéo des années soixante, justement, qui vous parlera sans aucun doute : celle-ci ! (quel décalage avec aujourd'hui ! On a l'impression que mille ans sont passés depuis !)

    Lors de l'émission, une chanson a retenu mon attention, et ses mots m'ont parlé :
    


La photo de cette page, la lumière et l'obscurité, la vie et la mort, a été prise au gouffre de Padirac.
La mort est un gouffre, un vide sans fond.
Adieu Titi.

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M
Tu lui a rendu un peu de vie avec tes souvenirs...et je pense à maman qui est partie aussi toute seule: gros avc chez elle, je l'ai découverte quelques heures après...avec le téléphone à la main, son appel au secours ne m'est jamais parvenu...<br /> Bises de Mireille du sablon
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P
Nikole , <br /> le hasard est vraiment parfois très grand.... J'avais deja fait la connaissance de ta cousine , à la Cotinière , en discutant de choses et d'autres , de Châlons en particulier, te de la rue de l'Olican. La propriétaire de l'appart' qu'on loue depuis plusieurs années a vacillé ( vraiment vacillé et chercher appui contre un mur), quand je lui ai énoncé son propre nom de famille , que je connaissais , car ma mère avait bossé avec sa mère à Printania et, que j'étais ami avec Jack depuis 59 ans , à la dernière rentrée scolaire.... J'ai appris hier matin en quittant la location , que son père était parti dans la nuit....Avec nos condoléances les plus sincères ...
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B
Un bel hommage que tu lui rends là à travers cet article et cette photo.<br /> La vie est un drôle de truc plein de moments volés mais on en connaît la fin, ne pas attendre pour vivre tant qu'on le peut encore ...<br /> Condoléances et pensées pour ceux qui sont partis, jeunes et vieux ...<br /> Bisous.
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N
Merci à toi ♥ Baisers.