Marre !
clic !
nasenaze, selon Krop
Marre des cons à l'ouest .. de la politesse, de la pudeur, de la "sanité", du civisme, du respect des autres (et d'eux-mêmes). Marre des dégueus, des malappris, des décalages immenses entre ce qui devrait être et ce qui est. Vous pouvez me dire qu'éructant moi-même ici en décrivant la chose, j'en manque singulièrement, de pudeur. Pardon, mais il fallait que ça sorte. Ces détails n'en sont pas, et la liberté d'être (qui ?) n'autorise pas à faire (quoi ?) Avez-vous remarqué, vous aussi, qu'on en arrive à être étonné quand les gens se conduisent "normalement" ; sans dèc je me suis surprise un jour -n'importe quoi- à remercier une nana qui ne lançait pas par terre son mégot allumé (comme je le vois parfois, et oui, alors, je fais une réflexion) mais l'écrasait soigneusement avant d'éteindre sa braise et de le jeter dans une poubelle ! Comme j'ai été ahurie de m'entendre être remerciée "pour ma gentillesse" parce que je tenais la porte à un monsieur dans un magasin ! Simplement pour lui avoir tenu la porte. Je comprends en même temps, sans doute est-ce quelqu'un qui à la longue est révolté, comme moi, par toutes ces marques d'inhumanité, oui ! inhumanité ! dont font montre trop de gens, bien trop, et on ne voit plus que ceux-là, qui nous vrillent le système. Non mais sérieux, où on va là ? Où on va ???
Et j'en arrive à mon anecdote et à ma rage toujours pas retombée ... oui, je sais, j'exagère, il n'y a pas -là en tout cas- mort d'homme ; certes, mais il y a mort de civilisation, car de valeurs. Si tout le monde se fout de tout, et des détails où vit le Mal ! Je suis toujours éberluée quand certaines situations (et là je ne m'en tiens pas aux détails) sont décrites avec calme, rires ou sourires alors que moi elles me révoltent et que j'ai envie de hurler en les entendant, en les voyant. Et ça, c'est TOUS LES JOURS. Évènements révoltants. Monde de m.... ! Raclures assassines. Gadouillages sanguinolents mondiaux ... mais je m'éloigne. Je mélange tout, c'est vrai ; épuisant !
Ok, ok, je m'énerve facilement ces jours-ci, pas vrai ?... je vais me calmer ... ne plus sortir ... si ! d'ailleurs je pars bientôt en vacances ... je sais, les gens sont partout les mêmes, et ailleurs aussi, je serai peut-être énervée ... Cela dit, réagir fait parfois du bien ... même temporairement ... et je ne regrette pas d'être descendue en jeans et pyjama l'autre nuit en demandant de l'autre côté du mur à des voisins de bien vouloir épargner le silence du pâté de maisons. Je fus polie, étaient-ils raisonnables, ne s'étaient-ils vraiment pas rendu compte qu'à plus de minuit, dehors, ils ne dérangeaient personne ? Toujours est-il qu'ils ont promis, pour cette nuit-là, et tenu leur promesse ... j'attends la suivante.
Mais je me suis encore éloignée de mon propos premier ... le métro, donc ... avec cette photo floue, mais autant qu'elle le soit ... d'ailleurs je ne savais même pas que je l'avais pris en photo le dégueu, mon regard était plutôt tourné vers les autres occupants. Le mec de droite, à un moment, j'en crois pas mes yeux ! non seulement se cure le nez, mais le fait encore et encore, creusant au point sans doute de vouloir trouver du gaz de schiste (vous avouerai-je qu'il fit bien pire, m'arrachant un gémissement de dégoût !) Je regardai alors les deux personnes à ma droite, gênées et ne sachant quelle attitude avoir, le nez dans ... dans rien. Je décidai moi pour une fois de la ramener, même si, courageuse mais pas téméraire, je descendrais à l'arrêt suivant, des fois que.
- Monsieur !
Il est dans son monde, ne m'entend pas.
- MONSIEUR ! Vous voulez qu'on vous aide ?
- Non. Son "non" me semble hésiter entre la stupéfaction qu'on s'adresse à lui genre de quoi je me mêle peut-être et le désagrément qu'on le détourne de sa quête.
La rame est arrêtée. Faut ptêt pas que j'm'éternise.
Je suis en rage.
- DÉGUEULASSE !
Et je sors, tremblante de rejet, mais libérée, bien peu, on dirait, de bile interne.
People think I'm insane because I am frowning all the time ...
(Les gens pensent que je suis fou parce que je fronce les sourcils tout le temps ...)
(Black Sabbath, "Paranoïd")
