Le quatrième mois
L’origine du mot est fluctuante, mais qui peut être sûr complètement des jeux chronologiques des langues et de leurs distorsions : entre son lien avec Aphrodite, la déesse de l’amour et le verbe latin aperire, ouvrir : … les bourgeons du printemps … et accessoirement une bouteille, pour l’apéro, pourquoi choisir ? Les deux me vont bien en ce mois si symbolique et pour le rythme de la nature, et pour celles et ceux qui, comme moi, à chaque nouvelle apparition de la chose, plus que les bourgeons, voient les fleurs de l’âge changer d’attitude … et de saison.
Car je suis une fille d’avril, pas tout de suite mais le cheval galope, attendons encore un peu. Et toi aussi, chère autre Nicole marnaise exilée dans le soleil du Sud ; en ce changement de décennie, je pense à toi, te souhaite un anniversaire fleuri, joyeux, plein d’attention de la part des gens qui t’aiment, et t’embrasse avec mon affection lointaine géographiquement mais si proche en mon cœur ; c’est ainsi, les gens que j’aime ne sont pas toujours là ou ne le sont jamais. Mais ils le sont quand même. Avec force.
Les sabliers conservent infiniment de nos vies le sable des jours qui lui s'échappe si vite de nos mains.