Des hommes simples

Publié le par Nikole

 

   Des hommes simples

 

    La seconde planète ... La deuxième, plutôt, sans doute, était habitée par ... par qui, je ne sais plus ... et où est-il, ce livre, là où j'habite ? Pourquoi ai-je pensé à ce personnage précisément, le(s) prince(s) des villes ..., à cause de celui qui raconta cette histoire et fit la guerre, fit une guerre, comme bien d'autres hommes avec lui, qui n'avaient rien demandé à personne, et qui allèrent se battre pour un pays sur lequel ceux qui s'expriment doivent être déçus jusqu'au fond de leur âme d'avoir eu à le défendre, quand, vivants encore, ils voient les ruines morales et économiques sur lesquelles ce monde s'écroule de jour en jour ?
    Pourquoi est-ce que je parle de ça ? Parce que petit dèj et zap, zap les chaînes : il faut arriver au numéro treize pour sauter par-dessus les réclames, télé-achats et autres insupportables conneries -même arte aujourd'hui ne me disait rien - et arriver sur Public Sénat, où j'ai déjà appris bien des choses, historiques, sociologiques, politiques ... même si, malheureusement, ma mémoire ancre trop peu des évènements que je regarde et écoute avec pourtant beaucoup d'attention.
    Des messieurs très dignes y racontaient la dernière guerre (qui est toujours la dernière avant la suivante), les combats en direct, la Résistance, l'élégance (aux deux sens du terme) de Jean Moulin, la peur et l'absence de peur au feu de l'action, la rage de vivre, immense. Un cours d'histoire de la part de ceux qui la font, au ras du sol et par obligation mais, à ce que j'en ai entendu, sans haine apparente ni révolte revendiquée ; en en parlant avec un recul assumé et des souvenirs précis, clairvoyants.
    De plus en plus critique, mais relativement protégée, vis-à-vis du monde d'aujourd'hui, comment ne pas ressentir de l'admiration pour ces hommes-là qui se battirent pour leur pays, le nôtre, et, car telle est mon admiration hic et nunc, pour celles et ceux qui, pour des idées claires et défendables -tellement défendables, normalement !- font une guerre contre ceux qui les empêche de vivre ; tout simplement vivre.

 

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L
Je me suis posé la question : et si j'avais vécu à cette époque, aurais-je fait comme eux ? M'engager pour que mon pays vive ? Soit débarrassé de la tyrannie ? Je n'ai pas la réponse...
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C
et je repense à Céline qui étudiant s'est lancé dans la bataille (première des grandes guerres) avec l'intention de défendre son pays, sa nation, son art de vivre  ... nous savons la désillusion de son ressenti pour l'avoir lu, nous comprenons moins la dérive qui s'en suivit, mais qui suis-je pour juger  ?<br /> aujourd'hui, je ne suis pas fière du monde actuel, mais je ne prendrai pas les armes pour autant, je me contente des mots qui (voir plus haut) peuvent nuire tout autant ...<br /> comment se battre contre un virus inconnu ? <br /> trop de questions  ça fatigue ... alors on obéit <br /> amitié .
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P
Comme tu dis , l'admiration , et le respect qui va avec ,  pour ces hommes et femmes qui se sont battus , ont pris les armes , ou ont "simplement" aidé à rester un peuple debout, est pour moi aussi le sentiment premier qui vient, dès qu'on parle de ce genre de choses .<br /> Le deuxième est l'incompréhension ( et pourtant je fais des efforts , promis )  face aux comportements de ces milliers d'hommes fuyant leurs pays en guerre. Quelque chose m’échappe pour comprendre et admettre que ce comportement est comparable à celui de nos anciens.<br /> je dois être un vieux con.
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