Hommage
Lors des dernières Rencontres photographiques d'Arles, en septembre, j'avais été à la fois intéressée, admirative, amusée, étonnée, allez ! fascinée en fait, par l'expo de Michel Medinger, photographe objetophile, arrangeur, compulsif, inventif. Une œuvre qui pour moi relève d'une sorte de poésie surréaliste, avec tout l'humour et la beauté étrange que cela peut inclure, induire.
(J'ai, du reste, proposé mes propres-mises en scène expo/visiteurs sur Aminus ; si vous voulez voir, c'est par là : un, deux, trois ...)
Par le Net, je viens d'apprendre que l'artiste est mort ce quatorze janvier : l'occasion pour moi de vous le présenter ici, à travers la photo ci-dessous (ci-dessus aussi, remarquez ! ...) image qui le résume bien, parce que beaucoup y est de son esprit, si tant est qu'on puisse résumer une œuvre en un raccourci, que pourtant je m'autorise à faire :
S'il a construit bien d'autres choses, par exemple en traitement d'images, en transparences, en rapprochements photographiques incongrus (et si j'ai attisé votre curiosité vous pourrez aller voir sur la Toile), c'est sur cet imbroglio fantaisiste et festif que je veux m'arrêter ; ça m'amuse toujours, les cabinets de curiosité.
Du coup, quand je suis entrée dans ma salle de bain brute, ce matin, je me suis mise à réfléchir, dans son accumulation, au rapport que j'ai à l'OBJET, du quotidien, celui-là, en me demandant ce que ça pouvait dire de moi ...