Balayer devant sa porte
Prompte à critiquer certains travers qui me dérangent chez les autres, en particulier les addictions, je ferais mieux de me taire quand je vois comment je suis incapable de résister à la tentation de l'épisode suivant les fois où je regarde une série. C'est comme pour tout, il suffit de ne pas commencer. Je sais bien qu'il y a pire pour la santé que de se faire plaisir en succombant au charme, même dramatique, d'histoires bien faites au fil desquelles on se laisse porter ! Au fil de l'eau, en l'occurrence : ce n'est pas la première fois qu'il est question de bateau immergé, de bâtiments militaires en exercice, de faux-fuyants, de mensonges, de noyages de poissons (c'est le cas de le dire) et de familles réclamant la vérité sur leurs marins morts ; c'est difficile de constater comme ça se fait, ou plutôt ne se fait pas ou avec âpreté, et ça prend aux tripes. D'autant qu'en général chaque séquence se termine par un appel de suspense sur la suivante. Aucune volonté je n'ai, et je suis capable de me faire les images des heures et des heures durant ! D'ailleurs, le temps d'aller me faire un café, 37 secondes, et j'y retourne ... Honte sur moi et la délicieuse faiblesse qui me fait chavirer ...