AVEC LE TEMPS (41)
Ce qu'il y a de plus difficile avec les vacances, c'est de se persuader qu'elles ne sont pas la vie normale.
On (entendez je) se fait vite, à cette parenthèse, courte, dépaysante et familière à la fois.
On retourne là où on aime comme on retournerait chez soi, un chez-soi qu'on aurait
choisi, sans foule, sans heurts, sans violence sonore, avec, jamais loin, l'océan chéri,
attendu, fantasmé, désiré, où on entre avec le sentiment obscur et abouti qu'en
mourant, ce sera un des souvenirs qu'on aura le plus présent au corps.
Plongez ! (clic)
L' o©éan du Krop

