Quatorze juillet
De cette image anonyme retrouvée dans mes archives-photo, je dirai peu de chose si ce n'est qu'elle me semble s'agripper à une France dont les symboles sont mordus, dépecés par une noire violence. Plante vénéneuse, fausse aquarelle, qui dévore le bleu et le rouge ; lanières véloces ressemblant à des coups de fouet. Je vois dans cette représentation le futur décharné et sanguinolent d'une âme mondiale qui n'est plus humaine. La marque d'un monde fait de misère, d'aigreur, d'injustice et d'obscurantisme, pesants, lourds, visqueux. Où règne toute mortifère laideur. Et même, dans ce jaune en arrière-plan, je ne détecte pas un quelconque soleil, mais le début d'un feu dévastateur. Et que flonflonnent les paroles inutiles, démago et trompeuses que claironnera sans doute en ce jour le petit roitelet de notre France malade !
(Aujourd'hui, une image plus paisible sur l'autre blog : lien)
