Réflexion sommaire
© L'Oeil du Krop
Récemment, je suis tombée sur une phrase dite par Ariane Mnouchkine, femme de théâtre, qui parlait ainsi : Je crois à l'imagination, à la liberté, je crois à la fantaisie de la parole, mais aussi à la politesse, ce minimum de la ritualisation de notre vie quotidienne.
Et cela m'a ouvert les yeux sur une argumentation potentielle. J'ai toujours du mal avec les, comment dire ... généralités philosophiques. Le concept de liberté, par exemple, cela ne veut rien dire en soi pour moi, à partir du moment où la chose n'est pas observée et définie en contexte. Le fait de l'associer au mot politesse cerne un peu mieux le cadre, et l'insère plus étroitement encore dans le civisme (en fait les deux mots pour moi sont je crois intimement liés dans la vie simple, et je ne le percevais pas vraiment). La politesse certes, on peut discourir aussi sur ses limites de sens pendant des heures, et même la refuser au nom d'une certaine liberté -et je considère ça comme de la mauvaise foi- mais elle en dit long sur la capacité morale -pourquoi serait-ce un gros mot ?- à vivre ou non avec les autres. Je me souviens qu'enfant j'associais politesse et hypocrisie ; aujourd'hui, quelqu'un qui n'utilise aucune de ces huiles essentielles qui permettent la fluidité des rapports humains, fussent-ils un peu forcés -mais à mon sens ils devraient être naturels quand on a été éduqué, et c'est bien là un des problèmes- n'est pour moi que personne gougnafière et enclenchant chez moi un déclic de rejet souvent rancunier !
