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KroniK (53)

Publié le par Nikole

 

Lundi 5 décembre

    Joyeux concert nocturne de trilles entre deux oiseaux comme s'il en pleuvait. Ils causaient ou se disputaient, je ne sais pas, mais ça m'a fait sourire ... combien de temps les oiseaux dorment-ils ?

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   C'est aujourd'hui l'anniversaire d'un des fidèles commentateurs de ce blog : Patrick, le frère de cœur de mon frère ... je te souhaite mille douceurs vives pour les nombreuses, j'espère, années à venir.

 *

    Mimi-Bordeaux et Isa-Nancy, "vieilles" amies,  viendront aujourd'hui pour trois jours d'aventures copinesques ; elles eussent dû venir hier déjà mais la grève des contrôleurs a fait supprimer de nombreux trains, dont le leur. Question que je me pose : une grève des roulants, je comprends que ça supprime des trains, mais une grève des contrôleurs ? Ne devrait-ce pas, au contraire, permettre aux usagères zé usagers de circuler sans payer, puisque sans contrôle, ça me semblerait logique à moi hmmm ? D'autant que sur ce coup-là, la direction aurait sûrement plus vite réagi eu égard au manque à gagner pour la SeNeCeFe ! Je ne comprends décidément rien à ces mouvements.

 

KroniK (53)
Gauche : salade de pommes de terre, sauce pesto, grenade, raisins secs, sésame
Droite : boulettes panées de riz, sauce aux herbes (me souviens plus lesquelles !)

 

    Mais on a fini par se retrouver, et aller visiter l'Atelier des Lumières (Kandinsky-Cézanne) non sans avoir, auparavant, testé, juste en face, un restaurant de "balls". Ayant en tête la funeste funèbre expérience Teulé, j'ai choisi des boulettes ... sans viande !

 

KroniK (53)

 

    J'avais découvert le concept des Lumières, une première fois, avec les mêmes amies ; Gaudi et Dali (que pourtant je prise guère) m'avaient enchantée. Certains artistes correspondent mieux que d'autres à cette mise en scène lumineuse et là, c'est Kandinsky, qui m'a plu davantage que le peintre provençal qu'a priori je préférais. L'immersion est totale et mérite d'être vécue, au moins une fois, même si la magie opère, peut-être, un peu moins quand on l'a déjà expérimentée. Et la musique, aussi, compte énormément.

 

KroniK (53)


    Ils ont eu l'excellente idée d'accompagner la fin du "spectacle" Kandinsky de la chanson suivante, dont l'atmosphère et la tonalité rendirent magique l'instant :

 

 

 

KroniK (53)

 

   Quant à Cézanne, c'est cette musique-là que j'ai aimée au cours de l'accompagnement sonore :

 

 

Mardi 6 décembre

 

KroniK (53)

 

    Peut-être vous en souvenez-vous : je vous narrai il y a peu les jardiniers désencombrant le parterre des feuilles chues ; ce matin, je ris (jaune) en constatant le nouveau tapis, puisque, après leur passage, les feuilles alors encore sur les arbres sont tombées depuis ...

 
*


    Même rituel : restau, puis expo. Mais le matin nous sommes parties plus tôt (en général nos petits-déjeuners s'attardent toujours en de longs bavardages), car Isa voulait acheter des produits iraniens : direction métro Commerce. Deux hommes tenaient le magasin, et je me suis mordu la langue pour ne pas leur demander ce qu'ils pensaient de ce qui se passait dans leur pays d'origine. Il y avait pas mal de trucs exotiques inconnus, mais assez attirants pour cuisiner : je ne me suis pas résolue à en acheter, c'est peut-être bête, mais obsédée comme je puis l'être à ce sujet, je me suis pensé : "Et si pour eux "aussi" les femmes étaient inférieures ? Je ne vais pas engraisser des collabos à un régime des plus injustes !"

*

    Toutes mes amies de passage aiment déjeuner au Paradis du fruit, j'y suis donc retournée (cette fois quartier saint-Michel) :

 

KroniK (53)

KroniK (53)

Pita pastrami, salade, brochette poulet, boulettes courgette, coleslaw / Cheesecake

 

    On a attendu moins longtemps que je ne le craignais, à Orsay ... mais à l'intérieur, la foule ne présumait rien de bon pour l'expo Munch. Et puis ça s'est (un peu) arrangé.

    Je connaissais nombre de ses tableaux, j'ai découvert ses lithographies, et sa façon, commune certes à beaucoup, de produire de nombreuses variantes d'une même œuvre ; pourquoi ne connaît-on de lui que "Le cri", c'est un mystère pour moi, tellement il y a tant à voir. C'est certes triste, souvent macabre, mais c'est fort, et c'est beau (ce qui ne veut rien dire, je n'en disconviens pas !)

 

KroniK (53)

 

KroniK (53)

 

 Mercredi 7 décembre

    Et c'est reparti pour un (dernier) tour, dans le crachin parisien. Nouveau test-restaurant : alternance de nourritures terrestres et spirituelles ... les deux nous sont importantes à partages, ces jours-là !

 

KroniK (53)

Sublime dorade sauce vierge et petits légumes (Le Bistrot à deux têtes)

 

    Expo Banksy à deux pas. Si je déteste les tags crasseux, les graffitis picturaux me plaisent et les siens en particulier, assez souvent.

 

 

KroniK (53)

 

KroniK (53)

 

 Jeudi 8 décembre

     Les amies reparties, joyeuse compagnie en allée, retrouver ma sédentarité, mon ordi, mes photos, mes mots, Tchékov, tout ça. Contrastes.

 

Vendredi 9 décembre

    Le chat est grand, rond, peluche. Corps gris chiné et quatre pattes comme bottées de marron. Il s'avance vers moi, me regarde fixement, "humainement", saute sur mes genoux et cache sa tête au chaud sous le gros châle bleu qui m'entoure. Je le prends doucement et le pose par terre en "lui" disant que non, je ne veux plus de chat. Jamais. Je me sens coupable de le faire mais je le fais quand même. Il tourne la tête vers moi, s'éloigne en marchant tout droit le long d'une route qui s'éloigne, vexé mais digne. Je me réveille.

 

Samedi 10 décembre

    Étonnée d'entendre, à la télé, "des vents glacials", je me rebiffai un peu trop vite, comme je le fais de plus en plus souvent, épidermiquement, avant de toutefois aller vérifier, car il me semblait qu'on disait "glaciaux" au masculin pluriel. La grammaire, avec les ans et l'expérience, m'est devenue instinctive ; il faut parfois se méfier de ses instincts : on dit "glaciaux", et on dit "glacials" ... les deux en fait, voire, ce dernier, depuis plus longtemps. Sans plus pouvoir aller consulter les nombreux dictionnaires qui ne me sont plus à portée de main (depuis que je suis à la retraite), je remarque (même un dictionnaire comme Littré est sur Internet, qui est vraiment, comme maintes autres choses, la pire mais aussi la meilleure des choses) il est écrit ceci : "Cet adjectif [glacial, donc] n'a pas de pluriel masculin  ; du moins l'usage a répugné jusqu'ici à lui en donner un. Aussi quelques-uns ont dit glacials : des vents glacials, dans Bailly, Hist. de l'astronomie. Mais vraiment le pluriel régulier glaciaux n'a rien autre de choquant que de n'être pas employé". Bon, d'accord, nous sommes à la fin du XIXe siècle, et la langue évolue sans cesse, mais étonnant, non ?

 

Dimanche 11 décembre

 

KroniK (53)
(œuvre de Banksy)

 

   Atmosphère et temps glacials ou glaciaux, pour le coup, sentis, aujourd'hui, quand je suis allée récupérer ma voiture. Oublié mon appareil photo, pas pu prendre, mais à quoi bon ?, à travers une vitre de restau, deux personnes qui "parlaient" à leur téléphone au lieu de parler à la personne en face. Quelle misère ! L'époque de la communication ? Mon c.. ! Lame en table, larmes en table, pfff !

 

KroniK (53)

 

 

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