Entrée
... de l' atelier
..., du fourre-tout, du porte-stères à compactage, de l'empire du papier, des contenants, des coins sur-encombrés, des images, des objets, des boîtes, des tiroirs, de l'accumulation ; de mille choses perdues, qui dorment, attendent, se cachent longtemps, disparaissent à jamais, se retrouvent parfois ; d'espaces réduits, mais protecteurs, habités, habitués ; d'étagères pleines, de livres en piles par terre, déclassés, patients, attendant leur heure ; de souvenirs d'enfance, d'adolescence, de soi et d'autres, parents, grands-parents, en instance de rien, dans une valise ou un carton, relégués dans un placard qui n'attendait pas ça pour être plein ; de tant de choses que je ne vois plus avec recul tant j'y suis immergée, avec une certaine résignation ; de cet espace où je me meus, malgré tout, avec un certain bonheur, parce que là où on loge est le reflet de soi, multiple, foisonnant, et qu'il faut bien un jour, accepter d'être ce qu'on est, qui l'on est ...
Entrée de ce que j'appelle mon atelier de tout, mon atelier, en somme, de vie.
