KroniKole semaine 24
Dimanche 18 juin
Ce matin je me suis fait réveiller en fanfare par des oiseaux qui chantaient à gorge déployée. Il y a pire comme éveil ... sérieux, j'aime celui-là : cette vie derrière la fenêtre ouverte. Ils m'ont interrompue dans des rêves que du coup j'ai eu du mal à me rappeler, et il ne m'en reste que quelques images, dont cette rencontre avec une fille qui jadis tenait un blog auquel j'étais attachée et dont j'avais remarqué la personnalité et l'écriture, et qui est maintenant écrivaine (à succès, d'ailleurs). Le cerveau est étrange : j'ai nettoyé il y a peu mon carnet d'adresses-mails et j'ai supprimé cette adresse-là : du peu que je sais d'elle aujourd'hui, elle ne m'intéresse plus, nos sensibilités ayant aujourd'hui à ce qu'il m'en semble complètement divergé.
Je n'ai pas écrit une ligne de la semaine, et dans ces cas-là j'ai envie de regarder quelles photos ont émaillé mon chemin jour après jour, ils m'évoquent bien souvent des pensées autour ...
clic !
Et ça a commencé ce matin après le café. Il était sept heures, mais dans la bretelle quasiment vide de jonction avec le pont, il y avait trois flics. Je doute fort qu'ils aient contrôlé, à c't'heure, beaucoup d'alcoolisé(e)s ou de vendeurs de drogues, ou même de gens roulant sans assurance ou sans permis : ils dorment le matin. F'raient mieux d'être ailleurs, aux feux rouges et aux carrefours encombrés par des crétin(e)s et autres chauffard(e)s du dimanche certes, mais des autres jours aussi. Je les défends souvent, les gens aux prises avec la délinquance, mais là, faut pas charrier.
Après mon spectacle de théâtre, j'ai eu mes filles un peu chez moi, et c'est toujours beaucoup d'animation, de changements de rythmes, d'allers et venues, d'une certaine foutraquerie festive. Et de boule au ventre quand elles repartent. Heureusement, je n'ai pas vécu le stress de départ d'Apolline, ayant une répèt à ce moment-là : les heures qui ont suivi, j'étais obligée d'avoir l'esprit ailleurs et concentré, et c'était pas plus mal. Mais pour Léonie, ce fut du direct live, plus difficile. Heureusement qu'IL est là, bienveillant et consolateur. Je n'ai pas l'idée de les prendre en photo, puisqu'elles n'aiment pas ça, mais j'ai volé ma grande au vol, c'est le cas de le dire, partant courir ... et même à un moment où elle me faisait un signe, se doutant bien que je la regarderais.
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Ensuite il y a le calme et les habitudes qui se réinstallent, le corps ou le cœur ou les deux qui se reposent un peu, mais avec l'idée de se revoir en juillet, ce n'est pas si loin. Ensuite il y a les petites joies de la vie du quotidien, ses petites colères aussi, mes éructations polies mais régulières auprès de tel ou tel qui se comporte mal, qui grommelle derrière moi mais j'en n'ai rien à foutre, j'ai vidé mon fiel anti-incivisme et je m'éloigne tranquillement.
Il y a eu aussi un passage métropolitain, les jeans ne sont pas, ne sont plus éternels et faut bien, vite fait bien fait, renouveler ... alors c'est l'occasion gourmande, pour moi, des rames et des affiches ...
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J'aime bien photographier les gens qui lisent et c'était là ce que je visais ...
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Je n'avais pas vu que sur la même photo, la fille d'à côté me regardait peut-être faire ... et c'est finalement cette image-là, avec le reflet, que je préfère.
Dans l'intervalle, la scène ne durant qu'une demi-seconde, je n'ai pas eu le temps de capturer, en diagonale, le ventre nu et la tête voilée de deux très jeunes filles, écartèlement des cultures.
Les gens, les doubles, les reflets, la vie ... et moi-même ... tout cela est d'un flou !






