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éKlats 1/52

Publié le par Nikole

 

éKlats 1/52

 

    Nouvelle année, nouvelle façon de faire. J'abandonne les chroniques-semaine, remplacées par de petits billets plus courts (voire ... :-) ...), remarques ponctuelles ; cela n'empêchera pas des billets d'humeur, quels qu'ils soient, entre, au gré de ma fantaisie ou mes envies. On verra si ça fonctionne. J'ai l'impression que ce blog lasse, qu'il se perd dans les limbes, en un mot qu'il ne présente pas ou plus grand intérêt. Il dit trop, trop peu ou trop à côté. J'évoquais il y a peu la gratuité des choses. Si c'est pour prêcher dans le désert, autant se taire. Cette petite bouffée d'orgueil narcissique passé, je m'attelle à cette nouvelle année avec la résolution de certaines conduites à tenir, la principale étant le désir de plus de légèreté : le sens en reste à définir plus précisément.

 

    On discute avec aîNée. Je lapsusse : à tout bout d'gens ! ...

 

    Kadette me fait remarquer que je suis souvent dure (au sens propre) avec moi, en particulier pour mes dents. Faut dire que parfois je ne sens plus ma force ... la preuve en images :

 

éKlats 1/52

 

 

    Mes pauvres : entendez les personnes que je vois régulièrement, ou plus jamais, justement. Ai revu cette femme que je croyais morte après tout ce temps d'absence. Soulagement. Juste de savoir qu'elle est encore en vie. Les dents des pauvres, tiens !, qui font peur, peine à voir : noirceur des mâchoires, noirceur de leur vie.

   (J'avais écrit plus, et non plus jamais, j'ai corrigé : à l'écrit plus pose problème de compréhension, s'il n'y a pas, comme ici, un adverbe négatif qui s'y appose, ou, selon la structure, le ne essentiel et qu'on voit assez rarement.
Ex : on entend plus : "plu" ou "pluss" ? On n'entend plus les gens dire ... /On entend plus les gens dire ...)

 

    aîNée révise les cours de sa reprise d'études psy. Je lui demande ce qu'elle lit :
- C'est sur Pavlov, c'est chiant !
- Nan, c'est chien, rectifié-je !

 

(quelques notes par le groupe Pavlov's dog)

 

     Quand Kadette repart, c'est vers le nord, en passant par la gare du même nom, une des nombreuses cours des miracles (quel nom ! se renseigner sur son origine) parisiennes. Le lointain.
    Quand aîNée repart, elle, passe sous mes fenêtres et souvent je regarde, au loin, passer le train qui la ramène vers le sud.

 

 (Nash et Crosby, Southbound train)

 

    Un peu de lueur le matin, même sur le sapin qui doucement flétrit, et ce matin-là m'illumine.
Longtemps le sapin de mes Noëls d'adulte est resté mourir, une fois jusqu'à Pâques. Comme dit l'autre, quand on a passé les bornes il n'y a plus de limite ... alors Pâques ou la Trinité ! Aujourd'hui au contraire, je me force à attendre l'Épiphanie pour le (re)jeter. Mais une fois le vingt-cinq passé, j'ai l'impression de veiller un mort. Après le jour dédié, les guirlandes de la ville et des maisons n'ont plus de sens. Et la célébration qui traîne encore m'en est absurde.

 

éKlats 1/52

 

    Derrière chez moi, à la boulangerie (maison Chopin, patron d'origine maghrébine), une mère, accompagnée d'un gamin, douze ans à tout casser, s'enquiert auprès de la vendeuse, à la demande de son fils, de l'hallalité des sandwichs. La fille répond ouais ouais et je n'arrive pas à voir si c'est du lard ou du cochon. Je ne verrai pas non plus si l'apprentislam a choisi un sandwich au jambon.


    En parcourant des trucs ici et là sur la Toile, je découvre qu'Adamo a des problèmes de santé : cela m'attriste en souvenir de la folle amoureuse de lui que j'étais à quinze ans ; je lui en ai gardé une tendresse secrète lointaine.

 

(Tombe la neige, tu ne viendras pas ce soir ...)

 

    J'y lis aussi qu'une animatrice fustige ceux qui l'insultent parce qu'elle a pris du poids, alors qu'avant elle était obsédée par la maigreur. Montrant son derrière en photo, elle défend "les fesses de la joie" et du plaisir retrouvé de la vie. Vive elle !

 

   Pour un problème médical ponctuel, on trouve un toubib unique pour un horaire unique le samedi. Si on avait eu le choix, on aurait fui à peine entré, accueilli par un type qui semble sortir de son lit, chiffonné de partout ; le cabinet est non seulement bordélique, mais cracra. Bon, il a rempli son office et était bien à l'écoute de mon problème. Mais on rencontre parfois des personnages ... inattendus !

 

éKlats 1/52

 

    Au-dessus de la photo de Dorothea Lange, sur le mur du salon, cette petite flamme étrange et lumineuse,  surprenante ; magique échange.

 

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