Constantes

Publié le par Nikole

 

 

 Constantes
         

                                                                                         ©hemins de Krop

 

     La vie fait des vagues. Les instants palpitent comme des oiseaux. Nos chemins se perdent dans la brume de nos pensées et s'égarent dans l'incertitude de nos espoirs. On n'entend personne arriver. On en devine beaucoup qui partent. Presque anonymes. Sans un enlacement, une caresse ni même un frôlement. Jamais la solitude de la mort et des adieux n'a été, paradoxe, aussi tactile que cette absence-là. Débarcadère. Circulez, y'a rien à voir !
    La mort circule, grise. Notre peur, nos espérances, insensées, aussi. Incontrôlables. Immenses.

 
 

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L
J'aime tes photos qui disent beaucoup, mais que j'aime tes mots! Tu as un rythme bien à toi, un scandement qui accroche et donne envie de lire à voix haute. C'est ça, j'entends ce que je lis. Ça me traverse et m'atteint d'autant plus.<br /> Bien sûr on sait tous que la mort est partie intégrante de la vie, que la vie en elle-même n'a pas de sens et que sa fin est inéluctable, et c'est bien ce qui la rend précieuse, la conscience de son achèvement.<br /> L'absence de deuil, de chagrin partagé, d'embrassades éplorées a dû être extrêmement difficile à vivre pour ceux qui y ont été confrontés. Une inhumanité.<br /> Baiser chagrin
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L
Très symbolique cette photo en noir et blanc, un virage qui frôle une mare, courbe impressionnante car nul ne sait où elle mène. Tout à fait en adéquation avec la vie d'un "maintenant" bouleversé par l'invisible, ce bout de route qui se déroule sans fin, mais une fin qu'on ne connaît pas.<br /> Malgré l'incertitude du chemin, il y a quelque chose de paisible dans ce cliché, comme si tout reposait sur l'espoir qui tente de vaincre les peurs, les angoisses, l'ignorance d'un devenir actuellement incertain. Sans doute à cause de la luminosité de l'eau dans tout cet herbeux noir. Eau, source de vie et donc d'espérance ou de foi si l'on est croyant. Ne dit-on pas que, tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir ?<br /> Nous ne sortirons certainement pas indemnes de ce fichu virus, mais nous en sortirons, parce qu'ainsi va la vie, faite d'instants lumineux, d'autres sombres, mais il y a toujours quelque part une lueur rassurante pour peu qu'on s'en approche.
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B
Faut suivre les lignes vers l'infini.C'est bête on a l'impression que ça tourne en rond là-bas au fond ..<br /> Jolie prise  (je dois avoir la même ou presque).
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C
Que ton texte est émouvant, j'en ai des frissons. Et la photo superbe, merci!
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T
Magnifique photo, j'aime ! Oui, c'est un printemps funèbre qui nous met à l'épreuve. Mais il faut garder le cap, vaille que vaille.<br /> (J'avais bien vu le formulaire de contact, mais impossible d'y poster cette vidéo.)
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D
Absurdité de la vie: on naît pour mourir...La mort est là, présente, elle nous frôle parfois…..Elle me fait peur mais j'essaie de la rendre familière !
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C
il y avait tous ces morts en mer qui y étaient jetés,<br /> il y avait ces charniers où les morts s'entassaient<br /> il y a ces temps ci toutes ces morts qui parfois auraient pu être évitées <br /> les unes et les autres toutes dans l'absence de "présence"<br /> comment veux-tu ne pas être troublée ?<br /> tenons bon <br /> amitié .
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P
C'est encore une fois très bien écrit et  ta fluidité de style nous berce  et nous transporte . Mais vers qui , vers où, vers quoi ?<br /> Avec ce texte et cette photo , l'embarcadère pour " Styx Croisières " est tout proche , et le nocher Charon ( pas Jacques qui était plus drôle, et avec un R en plus ) se frotte les mains d'avance: encore une bonne journée de travail, et quelques piécettes dans l'escarcelle . Faut bien que tout le monde vive.....<br /> Et ton titre constantes me rappelle le B.A = BA de mon ex métier ... prendre les constantes , Pouls, Tension, Température.....<br /> Et quand tout ça ne  répond plus : Terminus , tout le monde descend.<br /> Il faut que j'aille écouter d'urgence "Tirlipinpon sur le chihuahua", me remettre le moral juste au dessus de zéro, pas le laisser figer . Bises .<br />  
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