Correspondances

Publié le par Nikole

 

    Comme de longs échos qui de loin se confondent ..., écrivit Baudelaire, je me vois souvent des souvenirs qui s'imbriquent les uns les autres en se répondant ... symboles, éléments de puzzles.

 

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Correspondances

 

    Me rendant à pied à l'université quand j'étais étudiante, il y avait juste avant de tourner vers la place Godefroy de Bouillon, un vieux magasin tout terne, presque toujours fermé, d'antiquités : objets, luminaires. Chaque fois, mon regard était attiré par deux petites lampes aux lourds abat-jour opaques en verre travaillé, que je me plaisais à imaginer sur des tables de chevet. Comme je supposais ces objets très chers, et que je croyais, à l'époque, avoir tout le temps pour faire les choses, je ne suis jamais entrée, entretenant un mystère et une attente sans doute un peu ridicules, craignant quelque déception, m'imaginant assurément que le rêve est parfois préférable à la réalité. Et puis un jour, les lampes avaient disparu de la vitrine, et aujourd'hui encore, je regrette de ne pas avoir approché leur lueur nocturne.

 

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Correspondances

 

     Cette année à Arles, devant cette vitrine fermée, l'évocation précédente a surgi dans ma mémoire avec une force inouïe. Je revoyais les anciennes opacités comme en un songe réveillé. Et pourtant, rien à voir, je m'entendis dire tout haut : les mitres !
    C'est que, comme souvent dans ma façon de vivre les souvenirs, une seconde image venait de se superposer à la première, celle d'un tableau.
    Je suis, ado, tombée en admiration profonde pour le personnage et le monde onirique de la peintre Leonor Fini, qui pour moi a toujours incarné le talent pictural de la représentation du mystère, la beauté et la Liberté. Aujourd'hui, même si mon élan est plus doux et mon attirance moins vive, je suis, encore, quelque peu troublée par son art.
    Cherchant, dans mes bouquins, la toile que je me souvenais représenter une rangée de femmes sous des conques opaques, sans plus de précision que ça, je tombai sur cette page :


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    Et découvrais le titre qu'elle avait donné à cette œuvre, en 1967 : Les mitres permanentes.

 

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M
j'aime bien ce texte. Pour ma part, je suis fasciné par les endroits qui n'existent plus et ce que le lieu est devenu.
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F
Associations d'idées .. Associations d'images... Tout est lié. Je me demande di le concept pur existe .... 
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P
re bonjour ! j'ai oublié de préciser que sur le coup ( après avoir fredonné  "Arts et Métiers direct par Lavallois" )  j'ai cru à du  Gustav Klimt ......
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T
Notre    cerveau   et     sa    logique,     c'   est     quelque    chose !<br />  Une   peintre    que    je    ne    connaissais    pas,   qui    s'     est    beaucoup  intéressée      aux     femmes !<br />  Bon     il   y    a    des   tableaux    que   j'aime    d'    autres    non !<br />  Bonne    journée<br />  Amitié<br />
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C
que dire après t'avoir lue et apprécier le post de Patrick ?<br /> qu'il est des connections mentales évidentes bien qu'incompréhensives comme si la commode du cerveau renversait ses tiroirs nous laissant des liens tangibles entre nos souvenirs et la réalité ...<br /> amitié .
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P
En lisant Ton Titre du Matin, comme évidence ,  immédiatement , comme une fulgurance, la phrase  a jailli, chantonnée : " Pour Invalides , Changez à Opéra ". Mais , point de Serge G. à l'horizon. On ne perd pas au change quand même, puisque ce magnifique tableau fait découvrir qu'en 1967 l'ancêtre su SmatPhone était déjà là . Cette batterie de couveuses, d'où vont éclore autant de mini-vagues, de permanentes et d’indéfrisables  (.."elle est admirable , on en mangerait" ..)  devrait nous mettre S. Rousseau en pétard  sur cette aliénation collective des femmes formatées aux artifices de séductions imposés par une société machiste et patriarcale.<br /> Passez d'un rayonnant Gainsbourg à Rousseau La Teigne , en 7 lignes , à 8 heures du matin, tu m'en fais faire, des choses étonnantes !<br />  <br /> PS: au sujet des mitres , notes que j'ai évité d'en mettre une petite louche sur les huiles de la chrétienté ....
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