En contrebas

Publié le par Nikole

 

           Paris vu de Meudon

 

Interlude

                                                                                                                    © L'oeil du Krop

 

  En réfléchissant à ce que m'évoquait Meudon, c'est tout de suite une chanson de Brassens qui m'est venue en tête. Même si certes elle n'a rien à voir avec cette image : Au bois d'Meudon, y'a des petites fleurs ... Ensuite seulement, je me suis souvenue que Céline avait habité cette ville, et à y regarder de plus près ce jour, pas si loin que ça de l'endroit où a été prise cette photo.
  J'ai cherché une citation de lui qui pourrait illustrer cette image et n'en ai point trouvée ; je me suis pourtant arrêtée à une autre que j'ai moi mise en parallèle : Chacun pleure à sa façon le temps qui passe. Alors que tout semble figé à jamais dans l'immobilité, sans autre sensation qu'une présence lointaine et solitaire, je me suis demandé quel sentiment cette vue pouvait faire vivre du silence, de la tristesse ou de la joie. Que projette-t-on de soi sur une image et pourquoi ? Qu'est-ce qui fait que la vue d'un paysage, quel qu'il soit, est vécue comme gaie ou pas. L'état de notre esprit, certes -un ciel bleu sera gris si notre cœur pleure et des nuages gris flamboyants à un cœur baigné de bleu- mais encore ? L'impact d'une image ! Sa fonction ! Sa réalité ! Sa fiction !
  Paris semble loin oui et il y a cette descente du premier plan, et ce recul, aussi, comme si là où on était, on l'était à l'abri de cette chute. En retrait. En protection ?

 

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T
Horizon, bloc blanc ou tour eiffel, que choisir ?
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L
Étrange ce cliché : une verticale qui obture en partie la vue sur Paris, le mur arrondi en contrebas et tout ce paysage verdoyant avec, en fond, la silhouette effilée de la Tour Eiffel. Malaise de perception ou intention cachée ? La coupure est franche, comme s'il fallait masquer quelque chose de non-dit. Je dirai même que cette verticale blanche gêne la perception. Comme si on était en retrait.
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P
je crois qu'il y a deux stades différents , qui font que:<br /> * soit l'Image a un impact sur nous , en effet lié a notre état d'esprit du moment, l'environnement , le contexte personnel,<br /> * soit l'image n'est que décor dans le quel on se meut<br /> en gros soit on la voit , soit on la regarde.
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L
Si tu me dis Meudon, je pense à Rodin... Pleurer le temps qui passe, non, je crois que c'est une chose que je ne sais pas faire. Je ne sais que pleurer les êtres qui sont passés. Mais j'ai la nostalgie gaie. Je sais, c'est quasi un oxymore, autant dire que c'est tout moi.<br /> Mais chaque image, chaque vue de Paris d'où qu'elle soit prise me fait frémir le cœur de joie parce que j'y ai vécu des années heureuses et que ma fille y vit aujourd'hui, et d'autres gens que j'aime. Et parce que j'aime Paris. <br /> ♥
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M
Je rejoins Claude dans son commentaire.<br /> Certaines images nous parlent autrement selon la période.<br /> J'ai mis longtemps à revenir dans mon ancien quartier..<br /> Bises du jour<br /> Mireille du sablon
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C
le regard d'un arrêt sur image peut en effet évoquer selon les moments des pensées bien différentes ... je crois que l'état dans lequel on se trouve modifie la vue des choses, des endroits, même parfois des personnages ...<br /> amitié .
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