Glam soft
Quitter la scène
La mort de Patrick Juvet ne m'affecte pas. Alors pourquoi parlé-je de ce qui ne me concerne pas ? Parce qu'après avoir lu qu'elle semble naturelle, je me suis énervée toute seule dans mon coin ... je vous concède qu'il y a des sujets plus sérieux de se mettre en rogne, même modérément. Mais cette fausse nouvelle, comme beaucoup d'autres, fait monter mon aversion pour l'hypocrisie majuscule des médias. Ne pas vouloir dire de quoi est mort quelqu'un signifie que cette mort n'est pas des plus protocolaires. Alors, on dit quoi ? Surdose de drogue, alcool, médocs ? Probablement, en tout cas c'est ce qu'on pourrait penser. On a fait pareil pour bien d'autres, des jeunes, ayant soi-disant des maladies de cœur et laissé.e.s sur le carreau à cause de ça. Hé ben voyons ...
On a toutes, tous, nos démons, nos addictions mais assumons, bordel. Je ne parviens pas à accepter celui de la drogue, non pour des raisons morales (encore que si, quand même, quand elles rejaillissent sur d'autres) mais parce que je
n'accepte pas la complicité des personnes qui se droguent avec la mafia qui en vit. La seule drogue qui me semble acceptable est celle qu'on fait pousser dans son jardin, et encore, je trouve dommageable qu'on en devienne addict. Perdre le contrôle de soi est, dans bien des situations, une idée qui me met pour le moins mal à l'aise.
Quant audit P. J., comme bien d'autres, j'ai adoré, alors merci à lui pour ces souvenirs-là qui me sont si gais, Où sont les femmes ? et I love America ...
... chansons disco flamboyantes d'une époque pailletée, même trop, même mal, peut-être, parfois, mais qu'on n'aille pas me comparer sa voix à celle de mon cher Robin Gibb (celui des Bee Gees qui me faisait craquer) ; son extravagance à celle de mon cher David : même avec des cheveux orange et un collant sur ses jambes de grenouille de l'époque, mister Ziggy-Jones avait la théâtralité et la profondeur -sisi- qui le plaçaient à un autre niveau.
Bon, le chanteur perdu est mort et peut-être cette mort est-elle le résultat d'une souffrance existentielle, je veux bien le croire, et je me suis mise à penser à ces vies qui semblent souvent basées sur le paraître, le narcissisme, la futilité, peut-être, du monde. Quoi qu'il en soit, qu'il repose en paix, comme on dit, même si cette formule non plus, pour moi, ne veut rien dire.
Allez, musiques mélangées à celles d'autres, pour l'occasion, et de voix haut-perchées, et de glameurs.
C'est bon, de se replonger dans toutes ces chansons, d'un temps si révolu ...
