Hommage

Publié le par Nikole

 

Hommage

    
      Il faut parfois toute une existence pour parcourir le chemin qui mène de la peur et l'angoisse au consentement à soi-même. À l'adhésion à la vie. (Dans la lumière des saisons) 

    Ce n'est sûrement pas par les médias qu'aujourd'hui, on va apprendre le décès d'un écrivain qui n'est pas à la mode, fût-il majeur. Charles Juliet est mort il y a quelques jours.

    Si je me souviens, la première fois que j'ai entendu parler de lui, c'était quand j'habitais à Nancy et que dans une librairie je l'avais écouté lire certains passages de son œuvre : à tort ou à raison, j'associe ce souvenir avec celui de la présence de Philippe Claudel, que j'admirais beaucoup, à l'époque : lectures communes au même endroit ? le même jour ? je ne sais plus et après tout peu importe.
    Ce qui est sûr, c'est que j'ai aussitôt eu envie de lire ce qu'il écrivait, et que j'ai été admirative et émue en découvrant L'année de l'éveil :
    Une paix monte en moi, des choses vitales me sont confusément dévoilées, et je comprends que je commence à quitter mon enfance.

  

    La seconde fois que je le vis, c'était lors d'un colloque à mon travail, à Cergy. J'étais ravie et impressionnée de l'écouter, de lui parler. Je l'ai pris en photo (peut-être même avais-je dans l'idée de lui en envoyer, mais aurait-il trouvé quelque intérêt à cet envoi, j'en doute).

Hommage

 

     Le monsieur était féru de peinture en particulier, d'art en général. Se connaître est essentiel. Si on ne se connaît pas, on reste soumis aux conditionnements issus de l'enfance, de la famille, de l'éducation reçue, du milieu social où l'on a grandi, de la personnalité dont on a hérité ou qui nous a été imposée. Prendre conscience de ces conditionnements, c'est s'en libérer, et aussi ne plus vivre dans la prison du moi. (Entretien avec Fabienne Verdier)

 

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     Plus près d'aujourd'hui, je découvrais, précisément, cet entretien : une personne que j'admirais conversait avec une autre que j'admirais, dont on m'offrit un jour un très beau livre avec photographie de certaines de ses œuvres et dont je vis un autre jour, plus tard, un film magnétique favorisant la contemplation, lors d'une manifestation annuelle aux Jardins de Chaumont-sur-Loire. 

    Qu'on m'autorise aujourd'hui à mêler ces doubles souvenirs sur une même page.

    Pas de possibilité légale (pfff !) de déposer ici la vidéo dont il est question mais le lien, lui, est possible, ICI.

    Et à défaut, même si ça n'a rien à voir, que c'est moindre en beauté et en force, ces photos :

   

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    "L'inachevé" est la porte d'accès secrète au voyage poétique de la peinture. (F. Verdier)   

 

    Ma moisson, ce sera un récit. Ce sont les mots que j'enfanterai. Des mots dont j'aimerais qu'ils puissent créer et transmettre la vie (Juliet, Attente en automne)

  

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S
Oui, j'aime beaucoup Charles Juliet, j'ai toujours trouvé ses livres dans des brocantes, il dégage une chaleur dans la fragilité... sans mauvais jeu de mots, c'est un bel âtre !
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N
;-) ... merci d'être passé ici.
H
Merci pour cet hommage. Comme disait un autre poète de la même "trempe" (Jean Claude Pirotte): "Les humains s'oublient eux-mêmes".
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R
Encore une lacune dans ma Culture.Je ne connaissais pas cet Ecrivain et effectivement, je ne me souviens pas avoir entendu parler de sa disparition dans les médias.On sent, au travers de ton texte que tu l'admirais.C'est un bel hommage que tu lui rends ici.
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B
J'avais bien aimé la vidéo hypnotique de Françoise Verdier à Chaumont (mon article ICI)<br /> Mais je ne connais pas cet auteur que tu as croisé deux fois, la première surement à la librairie "L'autre Rive". Bel hommage à lui ici.<br /> Bonne journée.Baisers.
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A
C'est par Télérama que j'ai appris son décès et ça m'a fait de la peine. Il y a longtemps une amie qui écrivait et publiait (décédée depuis) m'avait fait connaître cet écrivain singulier. Elle avait pu le rencontrer à plusieurs reprises et grâce à elle j'avais lu plusieurs volumes de son « journal ». Mais je fus surtout marqué par « Lambeaux » (sorte de récit autobiographique) qui m'avait amené à lui écrire longuement. Mon amie écrivaine m'avait donné une adresse où le joindre. Malheureusement je n'ai jamais eu de réponse. Son travail d'élucidation intérieure est impressionnant, sans jamais sombrer dans le nombrilisme, ni l'égocentrisme.<br /> «Je pense que l'écriture est beaucoup plus exigeante que la parole. Il faut fixer les choses, donc les cerner, les clarifier. Il arrive qu'une idée me vienne, et au moment de l'écrire, je me rends compte que finalement, ça n'est pas ce que je pense, et que même je fais totalement erreur, et qu'il faut que je revoie tout cela. » (Extrait d'une interview).
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T
Je    ne   le    connais     pas,     bien    qu'il    me    semble   reconnaître    son    visage !<br /> Récemment      je regardais  une    vidéo  reprenant    au  ralenti   et   en   macro    les   effets    d' une   goutte   tombant !<br /> Je   regardais    aussi    il   y   a   peu,    un  reportage      sur    la   vision   d' insectes   et    d'   autres    animaux   en    ultra-violet<br /> Et     j'en   déduisais   qu'il   n'   y   avait   pas   un    monde,    mais   des   mondes !<br />  Passe  une    bonne   journée<br />  Amitié<br />
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C
Merci Nikole pour ce bel hommage, un homme qui m'a beaucoup apporté, sur le chemin de la consolation surtout je crois., celui de l'adéquation du moi avec le monde.<br /> Bonne journée.
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