Incinérer

Publié le par Nikole

  Incinérer

 

La treizième page revint, et c’était toujours la première. Pourquoi, toi aussi, comme tant d’autres ? Qu’est-ce qu’ils ont, tous, avec cette araignée d’azur qui leur court dans les doigts ?

   *

  - « Tu n’écriras point », dit-il, et confondant, sans doute, tous mes maux, il étouffa ma bouche, car il savait que la parole écrite venait aussi de ce souffle-là.

   *

   - « Ils te tueront, dit-il encore, ils ne te laisseront pas posséder cette puissance, le regard qui anime le bras qui frappe, et le verbe qui soulève  les foules, prisonnières. »

   *

 Le sable était aveuglant. Doigt tendu, je traçai lentement des mots libres, astres secs, dénouement, cris envolés sur ma tête brûlante.

  *

Et les grains, éclats atomisés, perdus comme des encens en allés, s’effilochèrent, lanières de mantras vides, dans le ciel bleu, dur comme les pierres.

 

 Incinérer

 

 

Chanson : David Bowie, Quicksand, ICI

(photo mains : big-bear)

 

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Z
Ça ressemble à du Camus... Je ne sais pas pourquoi...
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L
Ce billet pourrait ressembler à un mot d'adieu. Il sourd de ces mots quelque chose de puissamment tragique, comme un aveu d'impuissance, et un possible renoncement...<br /> Je m'attache à l'or tendu de la première image, si satiné, si doucement lumineux qu'il invoque la lumière, le soleil, la chaleur, et au final le positif,... Les mains qui semblent barrer l'azur, je ne sais... un isolement volontaire? Ça peut faire du bien.<br /> Je t'embrasse. Doux.
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C
non, non de grâce pas cela ... <br /> j'en perd "le mot" qui se dit et s'écrit <br /> amitié .
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