L'élastique

Publié le par Nikole

  

   C'est le mot qui me vient pour la période qui relie, sans l'attacher, le jour d'après Noël à celui qui précède la nouvelle année. Recroquevillée sur elle-même, courte, hachée, ou distendue, selon qu'on travaille ou non, qu'on se laisse aller ou non, vacance, à une élongation des heures, un relâchement ; un entre-deux libre d'ennui ou de repos.

 

L'élastique

 


  Quelques jours pendant lesquels les sorties seront par l'écran vers d'autres horizons ; dans les rues du quartier pour le pain et quelque course alentour. J'arpenterai comme souvent la rue semi-piétonne, dénomination ridicule, restée pavée pour ressembler à jadis. Je regarderai avec un oeil maintenant toujours particulier les immeubles de la place proche, ayant appris qu'ils ont remplacé un ancien hôtel particulier où une femme dont j'ai oublié le pédigree faisait salon littéraire ... La Fontaine, sans doute, serait passé par là ... Je me prends souvent à sourire en n'imaginant pas l'atmosphère qui alors régnait derrière ces murs, mais j'y sens le poids léger des fantômes, et celui des mots perdus qui s'envolent vers la Marne proche ...

 

C'était alors, un autre monde ...

 
(sinon, ICI)

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
L
Ah mais c'est pourtant vrai! L'après Noël a pour moi été chargé de fatigue et d'émotion, trajets, tempête de larmes et de rires, jours d'heures et de cafés serrés, d'accolades chaudes et multiples, et puis là, le calme, la douceur, à deux, les heures s'allongent ...<br /> J'aime aussi marcher dans les lieux chargés d'histoire, fermer les yeux, respirer et redonner vie aux fantômes!<br /> J'aime ton regard sur le monde ♥
Répondre
T
Belle photo ! J'aime bien cette image de l'élastique, c'est comme ça aussi que je ressens cette période entre Noël et Nouvel An, en ce matin qui s'illumine de soleil. Bon passage en douceur vers l'an vingt, Nikole.
Répondre
G
Merci pour ton commentaire<br /> je découvre ton blog avec plaisir
Répondre
P
cette période est longue, et plus difficile à vivre selon le programme du 31 au soir<br /> Il est des années, où , par les liens uniques d'une indéfectible amitié demi-centenaire, tout est joie , bonheur , entrain , bonne bouffe, et éclats de rire.<br /> Il en est d'autres , où , contingences familiales obligent, on y va , certes , mais avec un certain manque d'allant, une faible Envie , et une joie toute relative et très bien cachée.<br /> Il est vrai que, passé Noël et la joie rafraichissante de voir et entendre les petits enfants manifester leur joie devant leurs cadeaux, la ferveur du "nouvel An" de nos jeunesse a perdu de son lustre.<br /> Là où d'horizons nouveaux à découvrir, et de projets à réaliser aux aubes des années de la trentaine et de la quarantaine, une certaine  résignation prend le dessus, vers les 60 balais ,  souhaiter le fameux "Bonne Année, et surtout Bonne Santé " n'a plus vraiment le même goût qu'a 20 ou 30 ans .<br /> vivement le 6 janvier , qu'on reprenne une activité normale , les jours rallongent déjà, et le printemps est pour bientôt. Et donc la rentrée scolaire de septembre étant  pour demain, Noël 2020 est quasi là.<br /> Quelle vie .....<br /> allez , je déconne , Bonne et heureuse Année à toutes et Tous !
Répondre
L
Tout change au fil du temps. Sauf les bâtiments anciens et parfois mêmes très anciens. Il suffit de lever le regard, pour saisir un tout petit peu le luxe qu'il y avait à avoir une fenêtre sur cour ou sur rue. Quant aux pavés, même aujourd'hui, là où ils n'ont pas été enlevés, selon le type de chaussure qu'on porte, la marche n'est pas forcément aisée. J'imagine une jeune femme ayant chaussé les talons hauts s'exercer à faire en sorte que son talon pointu ne s'insère pas dans les interstices, voire se rompe et la fasse chuter. Cela me rappelle cette jeune femme (j'étais très jeune alors) dont le talon s'était pris dans l'interstice d'un rejet des gouttières pour atteindre l’égout (j'ignore comment on appelle cette portion de canalisation à ras le trottoir). Ce fut spectaculaire : elle s'est étalée de tout son long et dut repartir clopinant, ledit talon pointu s'étant rompu, prisonnier dudit interstice.<br /> Conclusion, il vaut mieux chausser des tennis ou chaussures de marche pour circuler au milieu des pavés.
Répondre
T
Regard lumineux
Répondre
C
quand il m'arrive d'arpenter des zones vieilles d'Histoire, je me prends aussi à m'imaginer les vies d'un autre temps ... poser mes pieds sur des pavés qui en ont vu tant d'autres... <br /> amitié .
Répondre