La lisière

Publié le par Nikole

 Entre Toussaint et Jour des morts

 

La vie est une danse, une mélodie douce à la voix claire et une cacophonie d'instruments tonitruants.
On ne se souvient pas de nos premiers instants : avant, il y avait le néant et pourtant on n'avait pas peur.
Si on pouvait retourner au néant avec la même in-conscience, avec l'absence de peur. Ces deux passages sont naturels et irréversibles. J'aimerais avoir un sentiment de linéarité tranquille.
La vie est une danse. Une célébration. Je voulais simplement la chanson de Sage, In between, que j'avais déjà posée quelque part ici (en fait c'était là, et ça berçait le sommeil), et puis j'ai regardé le ballet qui l'accompagne, et que je trouve l'illustrer si bien, la vie dansée, avec la peau, la lenteur, la gravité. Et la beauté.
Je voudrais partager cela avec vous :

 

 

Je ne pense pas à "mes" morts avec le même sentiment pour chacun. Bien que ne croyant à rien, rien de défini et en tout cas rien qui ait un rapport avec la religion, je ne les sens pas tous "au même endroit". Vous vous souvenez peut-être de cette collègue, morte il y a peu, et dont je vous ai parlé : pourquoi est-ce que je ne peux m'empêcher de l'imaginer, quand je pense à elle, que recroquevillée dans une pièce vide, juste de l'autre côté, pas loin, et pourquoi, chaque fois, est-ce que je me dis qu'elle doit s'ennuyer toute seule dans son coin... Étrangeté des sensations. Omniprésence de ceux qui existèrent si fort, et qui sont là quelque part, comme ma mère, que de temps en temps, je sens autour, et à qui, même si c'est peu souvent, je me prends à parler...

Si j'aime tant la mer, c'est l'océan que j'aime mais je dis toujours la mer (en écrivant ces lignes je me rends compte de ce qu'un lacanien pourrait dire, même si je ne connais rien au monde psy) c'est parce qu'elle m'offre, généreuse, la sérénité (celle des origines ?) et que je suis convaincue que c'est une des morts les plus "acceptables" que celle de mourir face à l'océan, dans le calme du ciel, le chant des vagues, et les bras de celui qu'on aime.

 

La lisière

 

 

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N
Désolée pour les passant-e-s, privé-e-s de bannière et d'image sur mon blog et les autres : Eklablog a la maintenance poussive depuis maintenant avant-hier, et j'aimerais bien que les problèmes soient résolus ...
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M
Intéressant ce concept de "linéarité tranquille". La vie en somme est précisément le contraire. Nos morts, je crois, vivent dans nos souvenirs : ils y occupent la place que nous leur cédons. Ils y vivent encore, de cette vie tranquille et linéaire justement. Incorruptiblement.
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T
Nikole,<br /> Oh la la des fois mes doigts vont plus vite que ma pensée et puis surtout je ne me relis pas. Faut vraiment que je change d'habitude. Désolé.<br /> Belle journée à toi.
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J
Je partage tout à fait ton ressenti de la dernière phrase... Un grand merci pour ce partage
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T
Thierry,<br /> Très belle chanson et très beau clip. Ce déchirement des corps, de l'image, dans la grace et la complicité.<br /> Je pense que vivre en terre et au bord de la mer n'est pas comparable, en effet.<br /> Belle journée à toi.
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