Les yeux fermés

Publié le par Nikole

 

Surfaces

 

 

Les yeux fermés

 

 

Souvent, quand je me mets, en enfilade, à évoquer des lieux d'avenir inventés, des temps d'avenir  après que et quand il y aura eu, il me dit que je rêve ... toujours je lui réponds que le rêve est gratuit et que cet or-là, j'y ai droit autant que je veux ... que ça ne fait pas mal, pas à moi en tout cas. Chacun ses pays. Les miens auront surtout été imaginaires. Un vieux réflexe hérité de l'enfance. Une projection sans borne. Une survie peut-être ... ce vieux truc de l'espoir qui meurt en dernier. Épi d'abord, je commence toujours par : Si d'ici là on n'est pas morts..., ce qui est bien un gage de réalité, pas vrai ? Rêver, ce ne serait pas, juste, qu'on s'imagine l'immortalité, cette invention de tous les possibles ? La mort n'est-elle pas après tout seulement un éternel sommeil sans images ?

  

 


Graham Nash, Encore (et en vidéo, c'est encore mieux) 

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
A
Bonjour ,<br /> Je comprends votre texte, vos interrogations même si personnellement, je vois la mort très différemment ...<br /> Je la vois comme un éternel repos plein d'images et de lumière, de douceur et de merveilles ... oui, un repos doux et coloré...
Répondre
L
Au fond, ce que nous sommes incapables d'imaginer, de rêver, c'est notre propre absence au monde... Et pourtant... Tout ce qui a été avant nous sera après. Entre ces deux absences, nous avons la vie, et nos rêves.<br /> Baiser affectueux
Répondre
P
je dois l' avouer , qu'aussi tentant , voire enthousiasmant, que  soit ton billet , je suis dans l'incapacité la plus absolue de voir ou imaginer la mort autrement que "comme une chose impossible " , comme disait la Grande Ringer .<br /> je la redoute , elle m’effraie et je la hais ,<br /> Car d'une part , comme disait Fugain , quand on était jeunes : " je n'aurai pas le temps , de tout faire ..."<br /> et en plus , même avec la plus infime estime de soi , on peut aussi imaginer laisser un vide qui fera mal , a ceux qu'on aime .... quel charmant programme ....<br /> Non décidément , la Mort, c'est dégueulasse, je ne peux pas m'y faire .
Répondre
M
Encore Graham Nash ! Toujours Graham Nash ! Jamais Mario !
Répondre
L
Ce vieux truc de l'espoir qui meurt en dernier ; l'immortalité, cette invention de tous les possibles ; la mort, un éternel sommeil sans images. Trois phrases, trois évidences. Tu résumes parfaitement ce que nous sommes tous amenés à penser, à poser, à vivre. Merci pour ces mots qui me font chaud au cœur.
Répondre
E
Tout à coup, tu me fais penser à ce type bizarre, qu'on pensait être un peu fou, à qui on a fait passer un tas d'encéphalogrammes... à qui on plantait sans relâche des électrodes sur le crâne... pour finir par diagnostiquer... RIEN sauf une activité cérébrale supérieure à la moyenne... Voilà ! ça n'arrêtait jamais !..<br /> PS : à mon avis, même morte, je pense que tu continueras à inventer des "après que" et des "quand il y aura eu"... tu continueras à photographier et photographier encore et encore...
Répondre
S
cette photo!!!! j'aime
Répondre
T
Sans fin, une richesseà nous qui se renouvelle avec ce que l'on vit. Ça me parle tout ça !
Répondre
C
j'aime cette idée du rêve en tant que source d'or inépuisable ... tant que l'on vit tous les rêves sont possibles ... ils aident tant à vivre !<br /> la mort, je ne la crains pas, je sais que chaque jour qui passe m'en rapproche, et ce depuis mon premier cri ... mais rêver de rester debout jusqu'au bout le cerveau éveillé me procure une richesse de vitalité immense !<br /> amitié et longue vie !
Répondre