Miaoût

Publié le par Nikole

Vacance

 

Et comme on était au cours de ce mois dont on dit qu'à Paris il est calme, je me suis souvenu que Modiano avait écrit un roman avec le mot août dans le titre. Mais l'histoire se passait ailleurs : Il faisait très chaud cet été-là et nous avions la certitude que l'on ne nous retrouverait jamais ici. L'après-midi, nous suivions le remblai et nous repérions l'endroit de la plage où la foule était la plus dense. Alors, nous descendions sur cette plage, à la recherche d'un tout petit espace libre pour nous étendre sur nos serviettes de bain. Jamais nous n'avons été heureux qu'à ces moments-là, perdus dans la foule au parfum d'ambre solaire. Les enfants autour de nous bâtissaient des châteaux de sable et les marchands ambulants enjambaient les corps et proposaient leurs crèmes glacées. Nous étions comme tout le monde, rien ne nous distinguait des autres, ces dimanches d'août.
L'horreur absolue ! L'anonymat, oui, mais sûrement pas à ce prix-là. De Nice, où se passe cette scène cauchemardesque de proximité et de nuisances sonores et civiques supposées, je garde moi des souvenirs d'amitié et de tranquillité.

 

Miaoût

 

En guise d'eau, je n'ai, en attendant, plus tard, je ne sais quand encore, ce spectacle qui m'est cher devant les yeux, que la Marne sous mes fenêtres pour suivre le fil de mes rêves.

 

Miaoût

 

Miaoût

 

En ce moment, dans la capitale, paraît qu'il est plus facile de circuler, de se garer. Peut-être, et tant mieux. Il est vrai qu'on peut constater, au moins à certains endroits (mais pendant la saison touristique ou pas je fréquente peu la tour Eiffel ou les Champs-Élysées) une circulation clairsemée, et qu'on ne se piétine pas sur certains trottoirs. Boutiques et magasins abandonnés, aussi ; rideaux de fer baissés, vitrines annonçant la couleur...

 

Miaoût

 

Miaoût

 

Mais chaque médaille à son revers : tout le monde se précipite à la seule boulangerie ouverte du quartier (ici à une heure de faible affluence). 

Miaoût

 

Et si foule il n'y a pas, elle peut être massée là où on veut aller : il faut connaître les trucs : lieux à éviter à telle heure, y aller quand part la plupart... comme on a envie de le faire souvent, à présent.

 

Miaoût

 

Pas grave, on change de crèmerie, et on va voir d'autres belles choses, ailleurs (sans la moindre file d'attente en plus).

 

Miaoût

 

On badaude, on s'prend pas la tête.

 

Miaoût

 

Miaoût

 

 

On prend son temps et l'apéro (zeugme) en regardant à la télé des vieux films en noir et blanc où on voyait des hommes boire et fumer dans les cafés, et où on pouvait encore sans hypocrisie lire la réclame pour ces produits-là sur les murs.

 

Miaoût

 

Et quoi qu'on fasse, quand on rentre, le chat n'est jamais loin.

 

Miaoût

 

Miaoût

(à la miaou, les chats sont tout doux...)

 

On ressort, on va au cinéma, on traîne autour, on se balade. Dans le vert.

 

Miaoût

 

Dans le verre. La Bibliothèque nationale est belle. On tombe même amoureux de jolies scènes...

 

Miaoût

 

À quelques pas de là, sur le parvis, dans l'autre aile, des gens dansent, près des marchands de burgers, de chichis et de glaces. Des microcosmes d'ébullition. Un coin de bâtiment et les atmosphères changent. On reste un peu au soleil et on se photographie aussi pour marquer ces quelques journées à nous, cette nouvelle fête de sourire et de soleil.

 

Miaoût

 

 


Nicolas Gorodetsky, For the sun of your eyes (en vidéo ICI)

 

Toutes photos (cliquez, vous s'rez tout près) cueillies ça et là par le Krop à Beaubourg, à la Maison Européenne de la Photographie, au musée du Jeu de Paume, la bibliothèque F. Mitterand, les bords de Marne ... enfin, à Paris et autour.

 

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T
Superbe billet qui nous offre le plaisir de la flânerie et du coup d'oeil. Une mention spéciale pour le chat doux à la miaou et pour ce passage sur l'eau. Bonne semaine, Nikole.
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E
Moi aussi j'adore Baubourg... Mon fils aîné a habité dans le quartier pendant deux ans (il y a quelques années)... J'aimais le quartier et j'aime le Musée qui est un anti-musée : un espace ouvert à tous, vivant, tellement vivant...<br /> PS : tu as DEUX chats ? j'adore chat aussi !
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C
il y a ces endroits courus par tous (que je fuis), il y a ces eaux qui toujours m'attirent (du ruisseau vers la mer), il y a dans l'air des "vacances" un je ne sais quoi qui suspend le temps et que j'aime à vivre  ... <br /> amitié .
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F
Jolie Krop promenade ! Je t'envie. mais je ne suis pas parisien. Dommage, ça me mine, ça me mine. Mon patelin est tout de même moins poétique. A moins qu'il le soit et que je n'aie rien vu ... Florentin  
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L
Très belle série de photos, dont mes préférées sont celles en noir et blanc et plus particulièrement celles des chats. Ah les chats... Leur posture est synonyme de confort. Ils sont abandonnés au sommeil, sereins. Plénitude de l'instant, et rêves doux.<br /> Une photo de la Marne m'arrête : si on la regarde sans la détailler, on se demande s'il ne s'agit pas d'une sculpture. Je parle du reflet sur l'eau. Un effet très surprenant.
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S
.M............ !!!!!!! T'as un vrai Talent !!!!!!!! Me plait,cette Histoire .....Me plait !!!!!!!! Tiens,et celle ci,Tu l'avais oubliée ????? Bises,Nik' ....(https://youtu.be/MucjAin-T8o)
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J
Sans compter la paire de fesses tout en haut, à droite  <br /> Au fait,  elle est vachement réfléchie ta photo avec toi en matelote et cette figure de proue.... re bravo !! 
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J
"On s'prend pas la tête" ??  Et comment ! En décortiquant  la photo... on s'prend même le "Q" <br /> Mais bon, puisque à la miaou, les chats sont tout doux...  soyons fous ! Bravo Nikole, les vacances te réussissent.... tout comme ta nouvelle coupe  !! 
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T
Jolie promenade. Beaubourg, un lieu magique je trouve. Quant au chat, il a tout compris, mais bon sans promenade on n'aurait pas droit à ces belles images. Belle journée à toi.
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B
Une bien belle série de photo (traitement rapide !) et un beau texte, un moment de grâce ces quelques jours !<br />  
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M
Quel article de qualité, tant par le textes que les photographies ! De plus, la chanson est sympa.
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M
J'aime bien l'idée de "vacance" et débuter avec Modiano... Qu'importe les bords de Marne font partie de ces "bords d'eaux" qui attirent le regard et parfois les pas (Connais-tu le livre de Jean-Paul Kauffmann "Remonter la Marne"?)
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