Renouveau

Publié le par Nikole

  

 Depuis des jours, même si la fenêtre était ouverte, les volets restaient fermés. Je ne voulais pas voir ce qui s'amoncelait, là-bas, au bout du lit en perdition de cap, comme un navire prêt à s'échouer. Les vêtements propres séchés au soleil pas rangés s'entassaient, les papiers jour après jour s'accumulaient au bord des portes de l'armoire, des livres commencés vaquaient retournés ouverts, des sacs attendaient posés là vite, en instance : lieu de perdition, sans chemin ; les bornes, les limites ... quand je ne contrôle plus une situation, une somme d'objets ou d'évènements, je lâche, je ne peux lutter, le débordement me gagne ... ou plutôt me perd. Ce fut l'ombre. La grotte sans sortie. J'étais la nocturne habitante d'un lieu égaré.
  Et puis il y a toujours, à un moment, un ressort, d'énergie, de honte ou d'amour propre. J'ouvris au crépuscule et j'élaguai, par morceaux. Le lit reprit une virginité : parure-marinière, draps neufs aplatis d'une main douce.
 Je redonnai une chance à la clarté de la nuit et au ventre doux des oiseaux chanteurs. Mais je n'attendais rien.
 Je m'éveillai en sursaut à six heures et mon cœur se mit à battre devant le ciel offert, rose et bleu, surnaturel, qui accueillit mon regard. C'était comme un merci ou un pardon. Peut-être les deux. Une re-connaissance.


Renouveau

                                                                                                                            de la ©hambre du Krop

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L
je ne sais ce qu'il se passe avec ta plate-forme : elle réagit difficilement. Session terminée alors qu'il faut du temps pour écrire. Bizarre.
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L
Les tonalités de la photo m'en rappelle d'autres. Mais, c'est surtout ton texte qui me retient : Je sens le laisser-aller qui te désespère, ton envie que tout disparaisse, comme si tu souhaitais une renaissance, mais ailleurs, autrement. Ce laisser-aller, je le connais. Ou plutôt je l'ai connu à plusieurs reprises. A chaque fois, il a fallu prendre le taureau par les cornes, se relever, se secouer et agir. Jusqu'au jour où j'ai compris que la déprime n'était pas bonne conseillère et qu'il fallait se secouer virilement. A quoi bon ce laisser-aller qui fait s'amonceler tout et n'importe quoi ? Plus on regarde désespérément ces monticules, ces tas informes, ce fouillis indescriptible moins on peut bouger le petit doigt. Alors, je fais en sorte d'ordonnancer à mesure que le temps passe. Et je me sens mieux.
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L
et donc je disais : un ciel tout propre
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L
un ciel tout propre donc !
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A
Le renouveau est en chaque être ! Qu'on se le dise, et tu l'as bien dit !<br /> Puisse t-il faire "toc toc toc " plus vite dans nos têtes, quand la fatigue gagne les âmes ...
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P
"Et puis il y a toujours, à un moment, un ressort, d'énergie, de honte ou d'amour propre".<br /> Dans cette phrase , un mot  retient toute mon attention.<br /> Car il en est la clé de voûte , et le moteur de cette idée.<br /> De jours en années , oui, ce ressort arrive  toujours ...<br /> On l'attend , que ce soit conscient ou pas , et  il arrive qu'on ne fasse même plus attention à sa survenue qui tarde, qui tarde beaucoup et qui un beau jour, n'arrive pas .<br /> C'est quand ce ressort ne fonctionne plus qu'il est trop tard, quand  honte , énergie et amour propre ne sont plus que des mots qui ne concernent plus que les autres.....
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F
Coïncidence. Il y a une heure à peu près, je regardais mon bureau avec découragement : il y avait là-dessus un "bordel" pas possible ! Une poule n'y aurait pas retrouvé ses poussins. Je me suis pris de la frénésie du rangement et je me suis mis au boulot. Je me retourne, il est là, nettoyé de tout, brillant de cire, sans rien qui traîne, prêt à m'admettre pour un nouveau départ. Florentin
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C
il peut arriver à tous des moments pénibles où s'amoncellent des tonnes de rejets, et puis et c'est heureux un soleil nous revient et tout s'éclaircit dans notre ciel ...<br /> amitié .
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M
Bravi pour la clarté de la nuit.
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B
Quel beau matin !Ça donne envie de se lever et de croquer la journée à pleines dents.<br /> Belle, très belle capture.
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T
Une vue pleine d'espoir
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C
Les barques échouées attendent une marée qui les remet à flots. L'essentiel est de ne pas sombrer.<br /> J'accueille ce ciel ouvert avec un cordial bonjour de Belgique.
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