Restaurer
Appétences
Mon post précédent évoquait mes retrouvailles avec l'océan ; les retrouvailles l'auront été aussi un peu avec certains restaurants à terrasses.
Désolée pour vous si certaines des photos à venir vous frustrent de plaisirs que j'évoquerai, mais ce sont aussi des plats jolis à regarder, et dussé-je la jouer façon instagram, vous pouvez toujours apprécier les images avec un œil gourmand, voire retenir le nom de ces endroits si vous voulez un jour y transporter vos papilles.
J'ai déjà mentionné ici notre restau préféré sur l'île : le "Relais des salines", sis en un fort agréable endroit, à Grand-Village.
clic !
À vous si ça vous dit,
de retrouver
sur le menu
les assiettes à venir
(Nan, ce n'est pas de la bière, mais le cocktail maison : crémant-liqueur de cognac ; divine liqueur costaude et fort parfumée que nous découvrîmes je crois bien dans ce restau-là, un jour).
Réussir à faire manger du "vert" à mon compagnon (je parle pô de l' "herbe" dessus, faut pas déconner non plus) est un véritable tour de force, alors bravo le chef !
Convaincu.e.s par les gamelles ?...
Je vous laisse à peine le temps de digérer, et on pousse la porte des "Poissons rouges", à Saint-Trojan, une autre de nos escales préférées. Comme cette fois-là je n'ai pas photographié le menu, je ne vous laisserai pas devant des plats mystérieux.
Le spritz est un de mes apéritifs préférés ; je crois bien, là encore, que c'est dans ce restaurant-là que j'en ai bu pour la première fois.
Bon, on ne voit pas grand-chose, mais je peux vous dire que la grande énigme du plat est proportionnelle au grand plaisir de sa dégustation. Il s'agit de pierogis, des ravioles en quelque sorte, en polonais. Faut vous dire que Sylwia, la cheffe, l'est, Polonaise. Dans ces pierogis-là, elle met entre autres un peu de mousse de langoustines et de l'épinard, et la sauce, crustacée, est très crémée ... c'est ... c'est !!! Nous avons d'ailleurs suggéré que cette entrée devienne un plat principal pask'on a beau saucer à donf, y'en a pas assez. Bon, on est certes loin des pierogis de ma chère maman (à farce de pommes de terre légèrement oignonnées et recouverts de beurre fondu, recette domestique qui me fait remonter tant de reconnaissants et succulents souvenirs) mais la variante est un autre sommet. Herbage là-encore : je pense qu'ils se font livrer les fleurs et germes comestibles par kilos, ils en mettent partout ... bon, l'alfalfa, je veux bien, ça passe, et en plus c'est excellent pour la santé, mais les fleurs, je ne trouve décidément pas ça bon !
Une autre bonne idée : sur des légumes confits (euh, je ne sais plus lesquels ... poivron, tomate -?-) une chantilly de féta ! c'était bon, mais bon !
Là, sous la broussaille, c'était un tartare de thon-aromates : je montre parce que c'était beau, mais moi, la chair animale crue, c'est vraiment pas mon truc. Bon, et vous avez bien compris que je montre une sélection de choses pour deux personnes hmmm, on est bien d'accord ... Très artistique, non, avec la tranche de pain grillée vent debout façon grand-voile !
Bien entendu, nous avons aussi mangé moins sophistiqué (et nettement moins cher) ici et là, voire ailleurs. Et par exemple, un peu au hasard de Boyardville, cédé au repas salissant et hélas vite froid des moules et frites.
(marinière, curry, à l'espagnole -poivron, chorizo-)
Je me rappelle avoir été intriguée par les tatouages de la jeune serveuse, et partagé quelques mots avec elle, en particulier parce qu'elle avait, gravé à la base du cou, le mot ART : évidemment, ça interpelle ! Dans l'impossibilité de faire des études artistiques (de cinéma je crois) elle ne renonçait pas à son espoir ... c'est ce tatouage-là que j'aime bien : symbolique, qui a du sens ... là, ce n'était pas spécialement graphique -dommage-, et ça ressemblait plus à une profession de foi qu'autre chose, mais j'ai trouvé ça beau et, comment dire ? puissant !
Il n'y avait pas tellement de gens qui passaient mais je regardais souvent la rue qui bordait le restau. Du cinéma à la photo le lien est probant et je termine ce post par l'image que je pris alors, et qui m'amuse ; je vois un parallèle étrange dans les sujets : la photo que prend l'homme à la casquette et dont je ne connais pas la teneur, et derrière lui, cette tête, isolée, qui moi à la fois me fait sourire et glacer le sang par son incongruité. Phobique des entraves, des enfermements, il m'évoque deux faits d'images mouvantes, justement : un épisode de la série scandinave télévisée "Bron" (que je vous recommande ; il y a quatre saisons et je crois que les deux premières sont encore en replay) et la tête blonde entre le soleil et la nuit, de David Bowie dans "Furyo".













