Éloge du sel
Il faut s'approcher (cliquez !), sentir la terre, regarder les couleurs, écouter les crissements, vivre cet or blanc, précieux, pérenne, minéral nourricier, cristal magique, bijou en trémies, fleurs, paillettes, brisures d'infini reflété du ciel, qui sourd, grandit, mûrit comme un fruit vital, cru, pur. Repas des dieux, azur terrestre, offrande aux humains pour magnifier le réel.
- Tiens ! tu travailles ?
- J'écris Paludes.
- Qu'est-ce que c'est ? Un livre ?
- Non.
(Gide)
Sécheresse, âpreté, langue de terre, brûlure de la soif. Boire l'amer. Océan dolore. Chaque fleur de sel relève la fadeur et appelle l'eau. Morsure que calme la fraîcheur. Guérir, étancher. Soleil et ombre. Le chaud le froid. Dualité. Comme dans tant d'aspects de la vie.
Toutes photos © L'Oeil du Krop, septembre 2020, Petit-Village, Oléron.
(Un petit signe spécial, en cette page, à cara Caro, avec qui j'aurais aimé, jadis, suivre une Caravane du sel dans le désert, et qui sourira peut-être à cette évocation de la paludière ...)





