La forêt des contes
La photo d'aujourd'hui m'évoque un rêve, un tableau, quelque chose de l'enfouissement, de la question. D'un état mi-veille mi-sommeil. Peut-être même d'un ressenti pas si loin du cauchemar. Coupe sombre ou coupe claire ? En forçant le regard et en tendant l'oreille dans cette nuit approximative, on pourrait distinguer (est-ce vraiment notre imagination ?) des mufles vagues, tapis dans l'ombre, et deviner des souffles, sifflants ou rauques. Sentir autour de soi une menace latente, un monde étranger, inconnu, entre fiction et réalité. On marcherait en retenant sa respiration, et on n'en entendrait que plus fort battre notre cœur. On serait sur notre garde.
Un matin on se réveille. On dit ce n'était qu'un conte de fées. On sourit de soi. Mais au fond on ne sourit guère. On sait bien que les contes de fées c'est la seule vérité de la vie. (Saint-Exupéry)
La forêt est un état d'âme. (Bachelard)
J'irai me coucher quand vous m'aurez juré qu'il n'y a pas dans cette forêt d'animal plus dangereux que le lapin adulte. (Kaamelott)
En ce 6 décembre, jour de la saint-Nicolas, une sorte d'autoportrait m'a semblé de bon aloi, flou ou pas, difformité ou pas, et quelles que soient les divagations qu'il m'a inspirées ...
... image par Ni©ole
Et une petite chanson pour aller avec : celle-ci.
