Dans l'air
L'avion
Chanson : Bécaud, Orly, ICI
Ce billet était prêt et titrait "Interlude", destiné à rester là en attendant le prochain élan d'écriture. Et puis, et puis ... tombée sur diverses petites choses pour le moins irritantes ici ou là, je me suis mise, une fois de plus, à m'énerver toute seule en repensant les rêves pollués des avions enfantins dénoncés par une, les voiles usant trop de kérosène d'un autre (j'exagère et je déforme ? ... euh ... pas plus qu'eux), un reportage sur une université américaine (ici) et le pire de tout, le double assassinat de Sarah Halimi (ne tue-t-on pas deux fois quelqu'un dont on nie, en quelque sorte, la mort ?). Ce monde me sort par les trous de nez, tout un pan de la population, malhonnête, de mauvaise foi, collabo et/ou inculte -voire les deux- ramenant sa gueule en faisant fi de ce que fut l'Histoire, aveugle, fantôme, méchant, manichéen, m'insupporte, me fait pleurer de rage et de tristesse. C'est pour ne pas écrire des phrases comme celle que je viens d'écrire que je parle peu de politique ici, c'est à dessein que je me réfugie dans des textes égo-centrés où j'essaie de mettre un peu de poésie, de recul et d'ailes d'oiseaux qui battent. Mais parfois, déformant -presque en souriant- la phrase d'Éluard (En trop, le temps déborde) ... en trop, le tant déborde ... n'en jetez plus, j'ai une amertume acide au bord des lèvres. C'est bon, j'ai craché mon fiel et je vais ravaler ma colère devant la folie d'êtres humains qui n'en sont pas. Demain, je posterai un interlude réel, promis !
