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éKlats 8/52

Publié le par Nikole

 

éKlats 8/52

 

    Ma précédente page évoquait ailleurs, écrivait les mots air, respirer. Ah ça ! on en a respiré de l'air. Et du vent, du froid, de l'eau en veux-tu en voilà. La semaine fut quasiment aquatique. Ah, j'exagère ... il y eut quand même quelques quarts d'heure, quand le paysage océanique nous a accueillis sans pluie, quelques autres demi-heures où la balade dans des villes inconnues s'est faite sous un soleil, glacé, certes, mais présent.

    Au premier jour, j'hésitais à nommer la couleur, du pastel, du gris très pâle. L'océan était presque blanc. Délavé par des forces occultes. J'allais écrire diaboliques. Non, presque diaboliques, ce sera un autre jour où battus par le vent, trempés, une presque tempête nous secouera tandis qu'ivres de reconnaissance devant la beauté sauvage des éléments nous aurons du mal à nous tenir debout. Il est des jours où l'on est contents d'être en surcharge, ça stabilise !

    Il faut toujours s'adapter aux circonstances, alors nous avons fait des musées et visité (prospecté ?) des villes alentour, quelquefois qu'un jour ...

    Oléron en froid février sans personne, fermée, pas un troquet pas une mob, c'est quand même spécial. Mais le dépaysant peut avoir du bon, et cette presqu'île (peut-on nommer île une terre reliée à la terre, fût-ce par pont ? Oui, affirment nos hôteliers que je charrie gentiment) quelle que soit la météo qui la gouverne, nous reste attractive, aimante, aimée.

    L'océan, je l'ai embrassé avec mes pieds : rituel de trempage obligé, et cette fois, en matière d'air, en retenant presque mon souffle, j'ai immergé courageusement mes arpions dans une eau glacée qui les a stylisés chromatiquement par toute la gamme des rouges. Pattes de lapin sauce ravigote, vous connaissez ? Non ? Suffit de demander :

éKlats 8/52  

   Bien sûr, je les ai immergés plus que ça mes gros petons, mais le mouvement général m'a 

   fait craindre pour mon appareil photo ... déjà que le pauvre s'est pris une méchante 

   poussière dans l'œil qu'il a conservée et dont j'espère que ça ne causera pas de problème. 

 

    C'est drôle, quand ça tempête, le monde devient f(l)ou, sans repère, le souffle du ciel sonne en majeur, ça siffle dans les oreilles. On est à la merci. De puissances qui nous dépassent, sauvages, alternatives. Mais terriblement belles. C'est la Nature qui est maîtresse, et sûrement pas nous. 

 

éKlats 8/52

 

    Rêveurs et paraît-il inconscients, il nous a été interdit de monter au phare de Chassiron où nous avions envie d'être subjugués par le paysage sans doute envoûtant de la mer déchaînée qu'on aurait admirée. Les oiseaux avaient le droit, même s'ils avaient bien du mal à voler selon leur volonté, mais les humains non. Il a fallu nous contenter de notre imagination, et des émotions de la terre ferme, pas si ferme que ça, du reste.

 

éKlats 8/52

 

    Et dès lors, je me suis baigné dans le poème de la mer ... La tempête a baigné mes efforts maritimes ... Des bribes de Rimb' me revenaient en tête du Bateau ivre, et d'autres esquifs virtuels : L'eau des bois se perdait sur des sables vierges, le vent, du ciel, jetait des glaçons aux mares ...

 

éKlats 8/52

 

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