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éKlats 6/52

Publié le par Nikole

 

éKlats 6/52

 

   Je cherche en même temps l'éternel et l'éphémère. (Georges Perec)

 

    Si peu de fenêtres allumées un lundi à 7h20 : tous à la retraite ou quoi ? Allez, au boulot les gens, faut les payer nos pensions ! Allez, les écoliers, faut prendre un p'tit dèj avant d'aller s'instruire !

 

éKlats 6/52

 

 

    On (moi en tout cas) a trop tendance à avoir du monde la vision étriquée (et parfois, tant mieux car on pourrait y perdre la santé mentale) du peu que l'on nous montre. Ce qu'on ne voit pas, on a l'impression que ça n'existe pas. Et bien sûr à la télé, c'est la manipulation à outrance, la boucle (chez tout l'monde) sur les mêmes sujets, trop souvent ponctuels, ou isolés, partout. Le gargarisme intello.

 

 

éKlats 6/52

 

    Nous  sommes  des ombres, traversées ça et là du soleil de la vie.

 

 

 

éKlats 6/52

 

éKlats 6/52

 

 

    La perspective des quelques jours en trio des copines s'est muée en duo, la mère d'Isa étant morte quelques jours avant le voyage parisien prévu. Mimi est venue seule. De mardi à jeudi, dépourvue pour ma part d'imagination et désireuse de nourrir sa grande curiosité, je lui ai fait revivre les expos que j'avais vues auparavant. Je mens, je n'avais pas visité, avant d'y aller avec elle, les expos de chez Cartier-Bresson (ça, c'était la bonne idée suggérée par mon amoureux). Jolis souvenirs communs, intra et extra-muros.
    Et puis elle s'en est retournée vers son adoptive Bordeaux.

 

éKlats 6/52

   

 

    Parfois, quand je me retrouve seule, je remplis l'espace (déjà bien rempli) de désordre : curieuse façon d'occuper un territoire que de laisser ça et là vaisselle, linge et cahiers comme des balises Argos dérisoires.

 

 

éKlats 6/52

 

    C'est la deuxième fois de ma vie que je m'éveille en éclatant de rire. Pourtant le rêve n'était pas drôle, dans une confusion théâtrale et lexicale où je ne comprenais rien et où chaque phrase de mon interlocutrice était ponctuée de mes "comment ça ?", analogues à la chaîne de "pourquoi" qu'énoncent parfois les enfants. Réveillée à peine, je me suis ruée sur une feuille de papier pour écrire ce mot - dultransmogobie- que je venais d'inventer en songe : était-ce cette formule à la Mary Poppins qui avait fait germer mon éklat (de rire !) ?

   

 

    Dimanche je sors et dans la rue de Paris je tombe sur ce marathon (?) où défilent sans s'arrêter, tous âges confondus, des gens courant courant, plus ou moins alertes, souriants ou souffrant. Au rythme de la musique ponctuée par des percussionnistes, tous âges confondus. C'est entraînant, tonique et beau. Je regarde jusqu'à la fin le ballet dansant de leur chorégraphie manuelle, j'écoute la scansion des sons comme celle d'un poème.

 

 

éKlats 6/52

 

 

éKlats 6/52

 

éKlats 6/52

 

    J'ai cherché, toutes proportions gardées, une vidéo qui me rappelle l'énergie et la gaieté du moment ; j'ai découvert ça :

 

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