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éKlats 27/52 - 1/2

Publié le par Nikole

 

 Côté gris foncé

 

éKlats 27/52 un

    

    Pourquoi suis-je aussi facilement irritable en ce moment ? 

    Le contexte politique, même si je m'applique à ne plus rien écouter, à ne plus rien regarder ? Mais trop de gens encore s'appliquent eux à me le rappeler, par exemple ces pieds de grues à l'entrée des marchés du quartier. Je lance un vague "trop de papier !" à la mémé distributrice. Je ne regarde même pas pour qui les gens militent. Après coup, des phrases vengeresses me viennent aux lèvres "Double pollution" : couper des arbres pour ça -j'espère au moins que le papier provient du recyclage- et me vendre des salades que l'électorat refuse, car il n'a pas besoin qu'on le bonimente encore plus. Il sait ce qu'il veut faire sans qu'on lui force la main, normalement. Me vient aussi cette saillie que je penserais ne pas pouvoir dire en réalité, étant une femme bien élevée : "Non merci, comme papier toilette je préfère du plus doux !"

    Ou des agacements personnels qui me travaillent plus profondément que je ne veux bien me l'avouer, et qui sans cesse me rappellent qu'il n'y a que chez soi qu'on ne se fait pas mettre en rage ... (voire !)
Je ne supporte plus le métro à cause de ses forêts de portables, je m'y sens si isolée, triste, décalée, marginale. Comme abandonnée dans un monde irraisonnable.
J'imagine des zombies, des pics qui s'élèvent avec, coupés comme des têtes, des symboles dessus, ceux du rêve, de l'œil vague, du sourire gratuit, des proximités bienveillantes, agonisant dans l'indifférence générale.
Je ne supporte plus la rue avec mes envie de rentrer dans le lard des voilées revendicatives supports -et suppôts- d'une doctrine potentiellement mortifère.
    J'en ai marre de tout ça. De ce qu'on perd. De tout ce qu'on a perdu. De l'espérance sans cesse bafouée.

    Je fais grise mine. Dame souris trotte, noire dans le gris du soir, dans souris trotte, grise dans le noir.

     On a fait hier nos sept mille cinq cents pas, et c'est de plus en plus rare : pas bien ! Mais au moins une petite sortie photo, toujours à la galerie Polka : Chemin vert, ce n'est pas loin ... ensuite on marche jusque Bastille, en entendant klaxonner quand ça ne sert à rien dans les embouteillages et éructer un motard insultant un automobiliste qui n'avance pas (qui n'avance pas parce que c'est un passage pour piétons, connard !) Foutreciel que les gens m'insupportent !

    Je me sens pelote. Pleine d'aiguilles. Aïe ! Cactus ! Ouille ! Ronces ! Poil à gratter ! Pourtant, que sont belles les aubépines !

 

Hé ! Respire !

... My radar send me danger
but my instincts tell me to
keep breathing ...

    La nuit a été douce et fraîche. Les gens d'en bas n'ont pas fait la fête et on a pu dormir dans un silence et une température réparateurs ; à quoi ça tient parfois les ptits bonheurs du jour !

 

éKlats 27/52 un

 

Côté gris clair, touches de bleu

    Parfois, dans le métro, des gens qui dorment (ou qui lisent -un livre-) ça me calme.

 

éKlats 27/52 un

 

   Vu dans la rue, en plein milieu, un homme qui jonglait : inattendu joli, admiration du talent.

   À la galerie photo, des gens, normaux, qui admirent les images de Lartigue.

 

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  Les Jeux Olympiques, mis à part le fait que ça change (en bien) l'apparence du métro (qu'ils se hâtent de rendre présentable), je m'en fous comme de ma première dent de lait : le sport m'insupporte, je ne supporte pas la foule. Mais ... mais je suppose que c'est pour ça que sur le pont de ma ville flottent au vent des fanions qui dansent. Une jolie légèreté qui me fait plaisir, une petite note bleue que je veux fredonner pour clore cette page.

 

éKlats 27/52 un

 

 

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