Chronik (12)

Publié le par Nikole

 

Lundi 13 décembre

 

    L'expression "Nulla dies sine linea" est normalement une de mes devises. Mais il est difficile de tout faire à la fois : marcher avec ses copines-hôtes, voir une expo lumineuse, et être devant son ordi ; poursuivre avec ses copines-hôtes des p'tits dèj en blablatant jusqu'à des onze heures, et être devant son ordi. Me sortir de ma tanière d'ourse sédentaire amène quelques modifications d'emploi du temps. Agréables du reste. Malgré les pieds douloureux et la pénibilité du masque sur la tronche.

     Cerise ("guigne", en argot) sur le gâteau, la semelle droite de mes godasses-péniches m'a lâchée, comme ça, dans la rue, et je me les suis traînés, mes souliers, avec ce bout de chépakoi qui glissait comme derrière moi sur les trottoirs, faisant de moi la mendiante moyenne à quoi je ressemble parfois, mais pas forcément au vu de tous, avec mes trous d'usure dans des pulls et des jeans confortables que j'ai beaucoup de mal à jeter.

 

Chronik (12)

"Moi mes souliers ont beaucoup voyagé ..." comme dit la chanson ... même pas ...

    Je photographie souvent (toujours ?) mes vieilles chaussures mortes ... sans doute un trauma artistique qui a eu lieu en découvrant l'œuvre représentant les vieux godillots miteux de Van Gogh.

 

Jeudi 16 décembre

    Cela ne fait que quelques jours mais ces souvenirs me sont lointains déjà. Ils m'ont replongée dans une sociabilité, un immersion dans la grande ville et sa grande foule qui m'ont, curieusement, "dehors" un peu anesthésiée. Habituée à ne plus sortir que par obligation, je me suis un peu recroquevillée derrière mon masque et le mal-vivre qu'il engendre chaque fois. Et pourtant on en a fait et vu des choses : Othoniel au Petit Palais, chefs d'œuvre du MOMA au Jeu de Paume, Atelier des Lumières Gaudi-Dali, vues de fête au passage, aux Tuileries, vin chaud dans un café près du Palais Royal, Grande Épicerie (pour mes Nancy et Bordeaux's friends, c'est un passage obligé dans la capitale) ... cela dit, je recommande le sandwich foie gras-patate douce-speck excellent (6, 90 euros), restau rituel au "Paradis du fruit" ... j'ai fait avec elles en deux jours et demi ce que je ne fais pas seule en un, voire plusieurs mois !

 

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©hez Othoniel

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 ©onvergence de manèges

 

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Au ©œur de la lumière et de la musique

 

   J'ai même eu la chance de tomber, ce qui arrive de moins en moins, sur quelques belles lacérations d'affiches dans les couloirs du métro, et de faire aussi, dans ledit métro, quelques photos. Et ça c'est, chaque  fois, un frisson assuré de plaisir.

 

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Les ©ontinents du rêve

 

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Un ©oin de sommeil 

 

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 A©©rochés

 

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L
La joie des semelles thermocollées! Il m'est arrivé la même chose, mais sur l'avant de la chaussure... Heureusement je n'étais pas loin de chez moi!<br /> Tu ravives ma frustration avec ta balade parisienne... d'autant que j'avoue, le masque ne me gêne pas. IL me rendrait plutôt plus attentive aux attitudes, aux regards. Les fuyants, les "aveugles", les fermés, froids, sur eux-mêmes exclusivement, et puis ceux qui cherchent, qui captent, qui observent, qui croisent et qui sourient, comme ça, pour rien, pour le plaisir furtif de la "rencontre". <br /> En tout cas je retiens l'adresse pour le sandwich, vivement 2022 (oui, je suis une indécrottable optimiste)!<br /> Merci pour cette promenade qui fait envie, pour l'idée des photos de souliers épuisés, et, puisque tu citais Pessoa il y a peu, voici pour toi :<br /> "De tout, il resta trois choses:<br /> La certitude que tout était en train de commencer,<br /> la certitude qu'il fallait continuer,<br /> la certitude que cela serait interrompu avant que d'être terminé.<br /> Faire de l'interruption, un nouveau chemin,<br /> faire de la chute, un pas de danse,<br /> faire de la peur, un escalier,<br /> du rêve, un pont, <br /> de la recherche...<br /> une rencontre."<br /> ♥♥♥ <br />  
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T
Les   pubs   m'   horripilent,     qui   voudraient   nous    forcer   à     consommer,  et    je    suis    aussi    pour   garder   ce  que   j'ai    jusqu'à    l'usure    complète,     déjà    qu'  existe,  l'obsolescence   programmée. <br /> En     ce   moment     le   temps    n'  est   pas   propice    aux   balades,   et   Maubeuge  n'  est   pas   très   "  enguirlandée "  !<br />  Tu   as    bien    fait   de  faire    cette    sortie,    puisque     notre  premier    sinistre   conseille   la réclusion !<br />  Passe  une   bonne      fin   de  semaine<br />  Amitié<br />
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L
Je savoure le cliché de tes godasses de marche : le coup de la semelle, ça m'est arrivé. Pas franchement pratique de continuer la déambulation. Je découvre via cet article que tu es "conservatrice", jusqu'à l'usure définitive des godasses ou des vêtements. Cela ne me choque pas : j'use tout jusqu'à la corde. Parce que ces vieux sujets vestimentaires sont confortables, trop confortables pour les abandonner. Merci pour cette photo qui me parle bien plus que tu ne peux l'imaginer.<br /> Je note au passage que tu ne nous as pas habitués à user d'un langage familier : lire le mot "tronche" sous ta plume ne t'est pas vraiment coutumier. Bizarre mais accrocheur : l'expression est très juste.
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Z
Je me sens épuisé... 8 heures de route hier, pas remis... J'ai lu, ça me fatigue encore plus... Très bonne soirée (ça y est j'ai écrit ma linea de la journée)...
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M
J'admire aussi ta dernière photo, amour-amitié, elle fait du bien!<br /> Bises du soir<br /> Mireille du sablon
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C
ré-oser sortir ... voilà qui est bien et tant pis si les godasses (probablement restées au sec trop longtemps) ont lâché prise ... elles étaient si jolies ... qu'un bon cordonnier pourrait tenter de leur rendre vie  ...<br /> et les affiches et les passants assis du métro et te revoilà partie ça c'est tout bon !<br /> amitié .
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D
Super la dernière photo !!
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B
De belles photos du quotidien qui arrive à tout user, avec un clin d'oeil malgré tout sur l'ambiance festive de fin d'année<br /> Bon week end.
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