Femmes etc.

Publié le par Nikole

 Marronnière !

Femmes etc.

Femmes etc.

Femmes etc.

  Bah, je me suis posé la question : un article sur les femmes aujourd'hui ou pas ? D'ailleurs, ce jour n'est pas censé être celui des femmes, mais celui des droits des femmes, au moins celui où on en parle un peu. Finalement, je vais faire comme d'hab, et dire/montrer quelques petites choses, et en laissant le post une paire de jours. Je sais bien que c'est idiot "un jour de" mais comme dans tous les autres "jours de", ça peut servir de rappel, ou d'appel. Paradoxes. De voir accentués certains évènements ; de voir pointées du doigt certaines personnes et pas d'autres ; d'entendre le gloubi-boulga de ceux-ci et de celles-là, toutes paroles confondues... non, je n'entrerai pas dans ce pseudo-jeu-là, qui commence à être gonflant par le focus qu'il met sur trop peu de choses, et sur trop d'avis péremptoires. Alors je n'évoquerai ni Polanski, ni Matzneff, ni Haendel, ni Despentes ... complexe et fatigant. Stérile, surtout, à mon avis, ici et maintenant.
Et si j'écris le mot viol, ce ne sera que pour revenir sur ce que j'en ai déjà écrit,ici ou , et pour vous inviter à regarder deux films intéressants sur ce qu'ils disent de la complexité touchant au monde des femmes, précisément en rapport avec le droit sexuel.
Le premier film, c'est celui-ci (ou en replay-télé) : plongeon avec en particulier Delphine Seyrig dans les années soixante-dix, saut en arrière ... foutreciel que j'étais loin alors des réalités du monde ... et grand écart avec le second film, qui se passe aujourd'hui : celui-là (ou en replay-télé)... intéressant par ailleurs du fait qu'une des intervenantes raconte ce qui lui arrive précisément dans ces années soixante-dix. Pas manichéen. Fait réfléchir sur les codes, l'éducation, la communication, la complexité de l'être au milieu des non-dits, des malentendus, des perceptions, des implications personnelles.

Femmes etc.

Afin de ne pas circonscrire mon propos au viol et aux femmes, je l'étendrai à la violence en général et à TOUS les êtres pour crier que TOUT ce qui se fait de violent sur le plan sexuel ou pas ...est condamnable, par qui que ce soit, sur qui que ce soit.

C'est sur ces mots que je voulais terminer. Mais je préfère clore, finalement, sur quelque chose de plus poétique, puisque c'en est la période en mars : hier, une partie de la troupe de théâtre dont je fais partie a lu en scène quelques poèmes relatifs au thème de l'année : le courage ; on reste dans le droit fil (rouge) de la chose. J'avais choisi ce poème de Rudyard Kipling, Si, que je découvris à l'école primaire. On me le fit dire sur la chanson que Lavilliers (If) enregistra sur ce texte, qui peut, qui doit, qui devrait s'appliquer à tous les fils et toutes les filles ... :

Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre d'un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n'être qu'un penseur ;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer triomphe après défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors les rois, les dieux, la chance et la victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut bien mieux que les rois et la gloire,
Tu seras un Homme, mon fils !

 

(sinon chez YT, par exemple ici)

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E
Je suis venue déjà, le 8 mars, et je n'ai pas posté mon com... (écrit, mais aussitôt supprimé, parce que trop hors sujet, et au mauvais goût de gloubiboulga)... mais je suis COMPLèTEMENT d'accord avec Patrick... 100% d'accord avec son com du premier au dernier mot. C'est un vrai soulagement de lire parfois un com qui exprime parfaitement ce qu'on ressent, et que de toute façon, on n'oserait pas écrire parce que... pas-dans-l'air-du-temps (ou politiquement incorrect)
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L
Je reviens pour poser ça, assez passionnant, du moins il me semble : https://www.humanite.fr/laure-murat-la-posture-dadele-haenel-fait-leffet-dune-declaration-de-guerre-entre-un-monde-quai-que?fbclid=IwAR3yw96Y8G4D6KLe6eW87E4_7Tu4t1TQZfZfIT-dP0xezpSf0oyb55a0c34<br /> Bises en route 
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P
Magnifique billet et commentaires de grand intérêt. Une journée pour les femmes me semble très réducteur, pour nous les femmes et pour les hommes. On pourrait inventer une journée d'humanité parce qu'hommes et femmes doivent vivre ensemble en parfaite complémentarité... Douce semaine Nikole, à bientôt.   brigitte
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P
l'idée que nos sociétés se résumeraient a un partage entre des Bons et des Mauvais m'a toujours exaspéré , et me fait peur<br /> les bons ayant été tour a tour, un peu tout le monde , et les Mauvais ayant été généralement les Autres, avec un accent mis fortement sur les Juifs , sur les Noirs, sur les Arabes , on en arrive , dans le meme schéma de pensée à cette caricature de pensée ( si on ose dire .. ) que les Femmes seraient Le Bon , et les Hommes ( êtres masculins de l’Humanité s'entend ), seraient a la fois La Brute et le Truand.<br /> cela pourrait être drôle , mais , non, même pas<br /> La majorité des discours féministes ( que je lis ou que j'entends ) sont a la fois excessifs, binaires , et sans nuances . ils sont (ceux dont je parle ) l’exacte version féminine de ce qu'ils reprochent au genre masculin : sans distinction, sans finesse de jugement, et jette le discrédit sur les discours parfaitement posés , fins et pertinents, qui ne trouvent bien évidemment pas dans les discours extrêmes.<br /> la plus belle des aberrations de cet ultra-feminisme, dont on dirait , qu'il ne vise a remplacer le "machisme"par son équivalent féminin , est a mes yeux le mot Féminicide .<br /> il me fait tressaillir a chaque fois que je l'entends ..<br /> quel groupe de pseudo intellos a pu pondre ce néologisme  ?  son analogie a Homicide est manifeste , du moins , ai-je l'audace de le croire .<br /> Homicide signifiant "acte de tuer un être humain", celui ci a été  compris comme " tuer un homme" dans sa définition genrée de "être humain masculin"<br /> De là , à y voir une théorie selon laquelle  seul le machisme de l'Académie Française aurait choisi un mot ne concernant que les Hommes, en ignorant ainsi  les meurtres de femmes, pour définir les crimes,  ne m'étonnerait pas.<br /> Comme s'il fallait  ajouter a la langue les notions  de Reiniciode en plus du régicide, de garçonicide et Fillicide en lieu et place d'infanticide .<br /> enfin bref , je ne veux pas polluer plus longtemps le Blog de Nikole , mais ce nouvel extrémisme , tout issu d'une terrible réalité qu'il soit, est très inquiétant, surtout quand les mots méconnus ou mal compris servent la cause d'une guerre qui ne doit pas en être une.<br />  
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B
Une journée, c'est bien peu pour (ou contre) cette violence faite aux femmes, mais plus généralement à l'Homme dans cette société de plus en plus "inhumaine" !<br /> Belle série de photos et un très beau texte de Kipling que tu as récité sûrement avec tallent et empathie.
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C
ah ce poème que j'ai livré à mes fils en leur temps, pour qu'ils puissent faire le choix de leur existence, me tient à la peau autant qu'à l'âme  ...<br /> tout humain a des droits et tout humain des devoirs, tous sont tantôt forts et tantôt faibles  ... le savoir amène au respect de tous !<br /> amitié .
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L
Je ne suis pas certaine que amalgamer les violences faites aux femmes à toutes les formes de violence leur rendent un immense service. Certes, l'essentiel est le fait des hommes, quelle qu'en soit la forme ou la victime. Mais c'est, du moins c'est ainsi que je le perçois, oublier que les femmes sont la moitié de l'humanité. L'humanité. Il me semble qu'aussi longtemps qu'une moitié de l'humanité trouvera son compte dans l'asservissement, l'affaiblissement de l'autre moitié, aucune violence quelle qu'elle soit ne pourra être sérieusement, durablement combattue. Nous sommes au XXIème siècle et les femmes meurent sous les coups, sont les premières précaires, voient encore et toujours le droit à l'avortement remis en cause (tellement soutenu par la divine Delphine Seyrig). La charge mentale leur incombe toujours pour l'essentiel. On méprise leur parole au nom de l'art. Dans les pays en guerre elles sont des armes, via le viol. La liste est sinistrement longue  des violences qui leur sont faites, physiques, morales, psychiques, administratives, légales... Partout dans le monde, à des degrés divers.<br /> Alors vraiment, aussi longtemps qu'une moitié de l'humanité traitera l'autre de cette façon, que pouvons-nous attendre pour tout le reste?<br /> Et je n'oublie pas qu'il existe quantité d'hommes qui s'extraient de cette moitié que je dénonce, et je leur dis que je les aime, tous ceux là, mais hélas ils sont encore minoritaires, même si de plus en plus nombreux.<br /> Baisers qui doutent.
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T
Oui il est plus que temps de parler des violences au pluriel sous toutes les formes. Merci pour ton article.
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