Jaune
L'idée du titre m'est venue d'une série de photos regardées, où cette couleur récurrait. Et puis, glissant sur ce que j'appelle moi le CORNS (CORoNaviruS) : chacun ses acronymes, et dans cette saloperie qui nous est tombée dessus, je vois les cornes d'un satan païen, ou, plus triviale mais une maladie ne l'est-elle pas toujours, l'allégorie de notre cocufiage, un parmi d'autres, même si on ne sait pas quelle en est la cause, mondial. Voilà en tout cas qui rabat notre caquet d'humains arrogants qui se croient peut-être trop souvent plus forts que l'adversité. Alors ce jaune que je voyais m'a évoqué des mots et des maux : péril jaune, fièvre jaune, jaunisse, ictère, hic-terre ! Toutes et tous sous la bannière de la lutte mystérieuse contre un ennemi qu'on ne connait pas et de la stratégie de quoi on ne connaît rien, ou pas grand-chose, ou pas ce qu'on affirmait : que ses symptômes sont nets, qu'il ne s'attaquerait qu'aux vieux et aux fragiles ! Conneries ! C'est (malheureusement) plus complexe et injuste que ça. De là à penser à une sélection naturelle ! ... Nous sommes si inégaux devant l'adversité, la maladie, la mort et tous les vents contraires de la vie ! Peur ou pas, inutile. Ils ne mourraient pas tous, mais tous étaient frappés : (La Fontaine, Les amoureux malades de la peste.) J'exagère ? Peut-être, et j'espère bien. Je veux espérer qu'on ne va pas revivre une grippe espagnole bis. Mais la grande roue du hasard s'est mise à tourner, et peut-être à s'emballer, et on ne peut pas se plaindre du hasard ni -beaucoup ?- agir contre : c'est comme ça ! Fatalité !
Voici donc quelques photos où le jaune a sa place (toutes prises à Nantes en février), en commençant -humour noir- par cet hélicoptère qui décolle de l'hosto vers, peut-on supposer, une urgence :
(Cliquez pour monter dedans ... ; cliquez, d'ailleurs, chaque fois que vous souhaitez vous approcher des images)
De toute façon, difficile de mesurer l'ampleur des dégâts, eût-on un mètre-étalon idoine ...
(installation artistique dans le quartier de l'Île)
Bon, j'abandonne mes allégories et mes métaphores faites au (sou)rire (... jaune, ça va de soi) pour d'autres images avec cette touche de couleur, fil rouge de la page ...
Une autre image au fil de nos déambulations dans la ville : il y a beaucoup à regarder et à y voir -je présenterai d'autres photos- et les couleurs sont très présentes. Malheureusement, et c'est le cas de bien des lieux, via des tags, aussi ; lesdits, omniprésents, sont pour moi une des lèpres -encore un fléau maladif- des temps modernes.
Passées les Grandes Machines (une autre fois ...) l'espace grandit, l'air et le soleil s'ouvrent ... vers un quai, vers l'eau, et ce sera toujours un bonheur. Juste avant, auprès d'un square et avant de découvrir les anneaux de Buren, trône une immense grue ... jaune ; couleur peu visible car j'en pris des photos à contre-jour (voir aussi une belle photo, autre, drôle, par un photographe ce même jour : c'est ICI).
Cela dit, elle est bien jaune, cette grue, comme en atteste -mieux- une boutique de la ville qui la met à l'honneur.
J'ai remarqué beaucoup de jeux de mots, de références et d'appellations marrantes dans les rues ...
C'est tout pour aujourd'hui ... je ne voudrais pas franchir la ligne jaune ...





