Kronik (50)

Publié le par Nikole

 

Dimanche 13 novembre

    Soirée du samedi encore endormie devant la télé. Lourdeur et la tête un peu douloureuse. Mais un long sommeil reposant a réparé la marmotte, à nouveau en forme. Espoir, bien que faiblissimme, l'impression qu'IL a d'avoir de temps en temps un peu de moins sombre dans le champ droit oculaire : j'espère du fond du cœur que ça augure du mieux !

 

Kronik (50)
                        Filez, scories, reviens, ciel clair !

   Dehors, ce matin, soleil froid mais éclatant de lumière !

*

    Et ce soir, le ciel crépusculaire sera follement beau :

 

clic !

Kronik (50)

  


*

 

Kronik (50)

 


   Restau Paradis-du-fruit rue des Tournelles (petite pensée pour Jean Teulé rencontré là un jour, à deux pas ; vu passer la vieille trombine parcheminée de l'ancien ministre J. Lang, au même endroit, ce jour, écharpe rouge, raide comme un piquet et faisant la gueule. Après, expo -Jeu de Paume- ("arte povera"), décevante, une fois  de plus, mais quand même moins pire que la précédente, encore plus (décevante), de Painlevé ! Je regrette les anciennes expositions célébrant des photographes plus "classiques". Bon, avec un peu de recul (au propre et au figuré) de quoi rigoler en se faisant des autoportraits dans les œuvres. 

 

clicS !

Kronik (50)

 

 

Kronik (50)

 


Lundi 14 novembre
   

  Insomnie de milieu de nuit, réveil sans pouvoir me rendormir : nouveau "truc" qui jamais ne m'arrivait auparavant. J'en ai profité pour continuer de lire la Claudine scolaire de la Colette : bien que n'y prenant pas un plaisir sans borne, la curiosité de la suite de l'histoire s'en mêle, toute décalée foutraque obsolète qu'elle soit, et je suis amusée par les régionalismes et les "Colettismes" que j'y découvre régulièrement au fil des pages. Je crois aussi que le fait que ce soit un vieux livre, trouvé dans une brocante je crois, au papier jaune, rêche, d'un autre temps, me rend ce livre cher, d'une certaine façon.


*

 

Kronik (50)

 

    Et à l'arrêt de bus, ce même jour, un livre dans des mains : j'aime bien ...

*

    Ruban incessant de voitures bretelle de sortie, sûrement la suivante ou la précédente fermée. Que font tous ces gens dehors après des vingt-deux ou vingt-trois heures, un lundi, qui plus est ?


clic !

Kronik (50)

 

   
Mardi 15 novembre

    Toux violente dès le réveil. Sans fièvre, donc, a priori, pas de covid ... ce qui ne change rien à la douleur et au désagrément constant généré. Mauvaise journée en perspective ... où je me traînerai comme un animal blessé ...

 

Mercredi 16 novembre

 

Kronik (50)

 

   Insomnie dès quatre heures du matin. Je me suis exilée, pour ne pas déranger d'autres sommeils, sur le canapé du salon, les yeux grands ouverts fixant la bibliothèque dans l'ombre. Quintes (pas floches) à répétition, me laissant sur le flanc, épuisée, mais toujours en éveil. Tousser fort, c'est avoir l'impression de reliefs montagneux qui se déchirent dans la gorge sous le coup d'éclairs retentissants. À six heures, enfin, je me suis endormie un peu. Saloperie de toux ! Je ne vois jamais les choses venir : quand il m'arrive un truc, en principe ça ne dure pas longtemps, mais c'est toujours soudain et violent ! Peuh !

 

*

    L'appartement est plein de cartons, sacs, caisses ; des choses resteront pour une autre fois, tout ne rentrera pas dans la voiture ... on y retournera, mais quand même, "demain, dès l'aube" ... émotions, partagées, à venir !

 

Vendredi 18 novembre

 clic !

Kronik (50)



    Hier ... hier quel maëlstrom ! Voiture pleine jusqu'à la gueule, nous avons roulé, pas si longtemps. Les Hauts-de-France sont assez proches finalement, une fois sortis de l'enfer embouteillé autour de Paris, et les villages traversés étaient sereins. Arrêt de la folie francilienne. J'ai découvert son nouveau nid, sa nouvelle niche, et trouvé à Ben l'accueil chaleureux. Nous ne sommes pas restés longtemps, une fois hot-dog maison "espécial" dégusté, cidre et café bus. Ils avaient à faire et l'émotion était palpable. Trop, c'eût été trop. Nous nous sommes quittés un peu rapidement peut-être, leur arrachant presque une photo volée. Et aussitôt qu'ils ne nous ont plus vus, je n'ai pas pu m'en empêcher, j'ai étranglé un sanglot. Allez ! un seul ... Qu'ils vivent et soient heureux !
    Ma grande, le soir, en transit avant un autre train. Malentendus d'horaires, inquiétudes, puis arrivée, ouf !
    Aujourd'hui, IL est parti voir son fils de retour après des mois à l'étranger. Mais dans un état à faire peur, et qui lui est tombé dessus hier brutalement : moi avant antibios multiplié par quatre, faible, douloureux de partout, et avec toujours l'œil en berne, se montrant fort et gardant son humour dévastateur. Conduire dans cet état, affreux, je ne veux pas imaginer ! Bon, il est arrivé entier : ouf !
    Ma grande repartie, et moi l'inquiétude rivée au ventre, à l'idée qu'elle rate son train ; message où elle m'avoue avoir dû courir, mais ouf !
    Tout est posé, un temps, je vais pouvoir mettre mon pauvre petit cœur remué en pause, un peu. Repos et pensées douces vers leurs têtes ailleurs et si présentes  en  la mienne. Qu'il est vaste, l'amour !

 

clic !

Kronik (50)

 

 

Samedi 19 novembre

    Fenêtre ouverte à sept heures moins le quart, la nuit était silencieuse ; j'ai dû attendre dix minutes pour entendre la première voix, fluette et rapide, de mon oiseau. Dans l'épaisseur  de la chambre survivaient de mon rêve le mot "écriture" et puis une sensation lointaine et incompréhensible d'un cheval sur lequel je suis, tournant dans un endroit fermé et boueux ; autour, et je cherche à m'en éloigner, il y a des querelles, des jalousies, des sournoiseries impalpables, on parle dans mon dos.
    Un goût amer dans la bouche, j'ai pensé à LUI : négatif au covid mais toujours le corps entier douloureux et épuisé par ces douleurs, depuis hier soir, et parti se réfugier sous sa couette très tôt ; puisse le repos d'un lourd sommeil commencer à le réparer et à calmer tous ces, ses, maux.
    À son stage, j'espère que ma grande n'a pas froid, gerbille au nez rouge et aux mains bleues quand frissonne le temps frais.
    Dans le Nord, j'espère que ma petite dort d'un sommeil sans question près d'un jeune homme qui la protège sous une couette qui la préserve.
    En ce matin encore, je leur envoie, de toutes mes forces, des brassées, nourries, folles d'amour plein.

 

Kronik (50)

 

*

 

    Sur l'écran des ailleurs (bon, la téloche, quoi !) tombée sur des vaches dans la brume, et la vie d'un homme ET vacher ET coureur de l'extrême (en montagne, donc !) qui m'a réveillé l'espoir en l'Humain et suscité en moi une admiration sans aucune borne.
    Quand il s'est comparé à un cheval au galop, j'ai songé au "petit" cheval englué de mon rêve, et me suis promis, au moins dans ma tête, de donner plus d'amplitude et de force à ma liberté intérieure.
    Je vous invite à découvrir ce reportage incroyable, et qui peut peut-être, comme à moi, vous faire du bien (LIEN pour une partie seulement -YT-, pas réussi à mettre la vidéo entière quand elle passe par "la Fesse du Bouc"). Je serais bien incapable de vivre ça mais qu'est-ce que ça remonte le moral quand on découvre des gens bien, et en accord avec l'harmonie du monde "nature" !

    Par une de ces pirouettes cacaouètes analogiques qui parfois me caractérisent, j'ai pensé, "du coup", à cette chanson, et donc, je la dépose sur mon électrophone virtuel  :

 

 
*

     Bon (si je puis dire !), IL a la grippe, et c'est redoutable ... attendre ! Chaque heure qui passe le rapproche de la guérison, c'est ce qu'il faut que je me dise.

 

Dimanche 20 novembre

   "Répéthéâtre" de neuf à douze, un dimanche ! J'aurai tout fait ! Mais on a bien rigolé. Et j'espère, avancé pour les deux représentations de samedi et dimanche prochains.
    Sur le chemin, j'ai rencontré une fille qui lisait (en marchant !) : comme chaque fois que je vois quelqu'un avec un livre (j'allais écrire : "de chair"), ça m'a mise en joie.


clic !

Kronik (50)

 

*

 

    Célibataire, hier soir très tard, je me suis autorisé à écouter de la musique ma foi assez fort "open ears" en glissant d'une chanson à l'autre sur YT. Découvert un nouveau groupe qui me plaît, Pomplamoose, avec une fille au minois et à la voix craquants. Les reprises de chansons, on ne sait pas ce que ça va donner, mais pour "Mr blue sky" (je suis rentrée dans le froid et la pluie, brrr !) j'ai trouvé cette version chantée par cette fille, donc, que j'aime beaucoup, toute en acidulé festif et au milieu d'une belle ambiance. Un truc qui (me) met en joie !

 

     

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
E
Heu... j'ai lu que tu avais vu passer une vieille trombine (celle de Jack Lang) j'ignorais que ton frère aussi s'appelait Jack...<br /> L'oeil... Désolée pour l'oeil... Tous mes voeux de bon et prompt rétablissement.
Répondre
E
Ah bon ? Tu croises Jack ? et il fait la tête ?    <br /> Tu m'inquiètes quand tu parles de ton oeil... J'espère que rien n'est grave...<br /> Pour les enfants, c'est terrible... on n'a jamais fini de se faire du souci pour eux ... Quant à LUI ... ah LUI !.. Mon Dieu !... Heureusement, il a l'air d'aller mieux ! et IL a raison : prends soin de toi (un peu)... Bises, bises, et re-bises ma Nikole !
Répondre
B
Ne tiendrais tu pas de ta mère cette angoisse que tu as pour les autres plus que pour toi ? (faudrait en parler au docteur en blanc :-))C'est tout à ton honneur de t'inquiéter ainsi, mais il ne faudrait pas que cela te rende malade :-)<br /> Au moins ce blog te sert d’exutoire, j'espère que l'écriture  talentueuse que tu y mets t'apporte une douce satisfaction et le calme (en attendant la sérénité).<br /> Le malade va mieux, te remercie mille fois de tous tes bons soins et t'embrasse fort.Bonne soirée.
Répondre
M
J'ai souri en lisant tes mots sur "Jack Lang", compati en pensant à tous ces maux décrits...<br /> La vie n'est pas bien sympa par moments mais il y a quelquefois des "lendemains qui chantent" ou font sourire aussi...<br /> Bises du jour<br /> Mireille du sablon
Répondre
P
l'accumulation de grippe , toux , départ, déménagement  araignée , insomnies.... plus le reste, te laisse en fait juste le temps de les retranscrire... C'est , sans doute ton meilleur exutoire, ton médicament , ou un  genre de "rite compulsif". Le principal étant bien sur, que cela te permette de survivre , en couchant tout ça sur le papier vertical de ton écran. pour, cela dit, notre plus grand plaisir, quasi addictif, de pouvoir te lire ainsi. merci.
Répondre
Z
Pour une fois qu'une chanson a du rythme !!!<br /> Très bonne journée
Répondre
T
Dis   toi      que  de    subir    toux,   insomnie,   air    de   grippe    avant     l'   hiver,    t'en    préservera    surement    quand     il   sera    là .<br /> On   se    soucie      souvent     plus      des    autres,     surtout     quand    ils    nous    sont   proches !<br />   Ces   temps     ci,    mieux   vaut   rester   dans   un  cercle   restreint,     parce    qu'    au    delà,   c'   est    de    plus  en     plus    la    folie !<br /> Passe      une    bonne     journée<br />  Amitié<br /> <br />  
Répondre
C
tu as un coeur grand qui contient tout l'amour de la vie, bien sûr il faut assumer toutes ces séparations, tous ces maux mais aucune "affiche" chez toi ne se déchire, puisque ton coeur bat !<br /> amitié .
Répondre